Lot 22
  • 22

8 lettres de la Régente, Françoise Marie de Bourbon, duchesse d'Orléans à sa nièce la duchesse de Penthièvre, Marie Félicité d'Este-Modene. [Versailles, Paris, Palais-Royal, La Magdelaine, vers 1730-1740.]

Estimate
5,000 - 7,000 EUR
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Description

  • Duchesse d’Orléans, femme du Régent
  • 8 lettres de la Régente, Françoise Marie de Bourbon, duchesse d'Orléans à sa nièce la duchesse de Penthièvre, Marie Félicité d'Este-Modene.[Versailles, Paris, Palais-Royal, La Magdelaine, vers 1730-1740.]
Fille légitimée de Louis XIV et de madame de Montespan, elle portait avant son mariage avec Philippe, duc d'Orléans, Régent de France, le nom de Mademoiselle de Blois. La duchesse d'Orléans (1677-1749) était sœur du comte de Toulouse. Le fils de ce dernier, le duc de Penthièvre, était donc son neveu et sa femme était sa nièce.
Marie Félicité d'Este-Modène (1726-1754), qui épouse le duc de Penthièvre en 1744, eut pour fille Marie Adélaïde, mademoiselle de Penthièvre, qui, en épousant Philippe Egalité, reprendra le titre de duchesse d'Orléans ici porté par la Régente.


Catalogue Note

8 longues lettres autographes très tendres et pleines d'informations, tout en étant vives et parfois drôles.
9 ff. doubles (21 pages, env. 190 x 143 mm). Adressées "à Madame la duchesse de Penthièvre ma niepce et petite fille", parfois "à Rennes"  (le duc de Penthièvre était gouverneur de Bretagne). Cachetées à la cire noire, 2 à la cire rouge.
Il y est souvent question de malaises, et le médecin Helvetius, médecin des Orléans au Palais Royal, est mentionné plusieurs fois. « J'ai demandé permission au roy de voir helvetius tous les soirs, ce qu'il y a de certain c'est que je ne scaurais donner une plus grande marque d'amitié ni a mr de penthièvre ni a vous car je ne me porte pas bien du tout, je meurs de peur de tomber malade ici, je vous embrasse de tout mon cœur, vous me faites grande pitié, j'espere que dieu vous consolera et que mon petit ami guerira bien tot. » 
La Régente, veuve depuis 1723, est alors à Versailles, où Helvetius fut engagé par le Régent, admiratif de la cure prodiguée au jeune Louis XV par le père du philosophe. Helvetius fut nommé ensuite premier médecin de la reine Marie Leszczynska. Il mourut en 1755. Les autres lettres de la Régente, tout aussi informatives sur ses relations avec le duc de Penthièvre et la comtesse de Toulouse, ainsi que sa propre descendance Orléans, sont datées du Palais Royal.