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Lettre autographe signée inédite à Emmanuel d'Astier. 20 West 48th St., [New-York], 29 sept. 1928.
Description
- Rigaut, Jacques
- Lettre autographe signée inédite à Emmanuel d'Astier. 20 West 48th St., [New-York], 29 sept. 1928.
Petits manques de papier, affectant un mot.
Provenance
Condition
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Catalogue Note
« 20 West 48th Str.
Cher d'Astier, j'aurai besoin de quelques 5 à 7 et 11 à 3 pour vous faire part de trop d'épisodes, plus faits pour le plaisir de mes amis que pour le mien. Si vous vous décidez à écrire, mauvais ami, répondez 1) Grace 2) mauvaises habitudes. 3 [mot illisible] et mentionnez les acquisitions récentes. [...]
Entre autres moyens de gagner de l'argent, je vous signale celui de poursuivre en dommages et intérêts (entre $ 25. 000 et 50.000) un écrivain américain Louis Broomfield qui met en scène dans son dernier roman un R.P. d'Astier. [...] ».
1) Rigaut fait allusion à la première femme de d'Astier, Grace Temple Roosevelt (voir lot n° 18). Lui aussi a épousé une Américaine, qui le quitte un an après leur mariage.
2) Rigaut fait allusion ici à sa toxicomanie, cause de sa déchéance à New-York, qu'il quitte après deux ans seulement, un mois après la rédaction de cette lettre. De retour à Paris, il vit dans une maison que lui prête Chadourne (voir lot n° 66), il tente de se désintoxiquer, et se suicide un an après (voir lot n°114).
"Très proches dans les années 20, réunis tant par des amis communs (Chadourne, Drieu, etc.) que par leur pratique de l'opium, les deux hommes, racontera d'Astier, firent une tentative d'expérience homosexuelle qui « tourna court très vite dans un éclat de rire partagé ». Les lettres de Jacques Rigaut sont d'une insigne rareté : Jean-Luc Bitton qui travaille depuis plusieurs années sur sa biographie en a retrouvé moins d'une soixantaine sur les deux continents."