Lot 47
  • 47

Dernier concert de Brel à l'Olympia. 2 bandes magnétiques. [1966].

Estimate
600 - 1,000 EUR
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Description

  • Brel, Jacques
  • Dernier concert de Brel à l'Olympia.2 bandes magnétiques.[1966].
- Bande magnétique sonore "Agfa" dans un étui Sonocolor n° 57 portant au dos la mention : "1er novembre 66 Olympia 19 cm". Etui cartonné.
- Bande magnétique sonore "Magnetophon" contenant un enregistrement privé, durée : 29 mn 04 s.

Jointes :
- 2 bandes magnétiques vierges dans un étui cartonné à fond rouge Sonocolor.


Catalogue Note

Jacques Brel vivait ses tours de chant avec une émotion intense. Ne voulant pas devenir un vieux chanteur blasé, il décida après treize années de tournées d'arrêter ses concerts.
Dès 1964, il disait : "je m'arrêterai le jour où je l'aurai décidé. Et il faudrait que je crève de faim pour remonter sur scène".
Il débuta sa tournée d'adieux en 1966 ; elle eut pour point d'orgue son passage à l'Olympia du 6 octobre au 1er novembre, salle mythique où il connaîtra son premier triomphe : "Je chanterai à l'Olympia d'abord, à Londres ensuite. Il n'est pas question pour moi de ne pas honorer mes engagements" (Le Parisien 3.10.1966, Jacques Perciot). 
L'enregistrement magnétique original réalisé lors du concert du 1er novembre 1966 à l'Olympia constitue un témoignage exceptionnel de cet évènement.
Sur l'enregistrement privé on entend Brel chanter une version aboutie de Au Suivant, qu'il reprend plusieurs fois sur une mélodie différente de la version commercialisée, ainsi que des Bergers et des Bonbons accompagnés d'une guitare sèche. Brel travaille avec une table de mixage, fait des essais, improvise des chansons Quand j'étais gamin. Il s'adresse à une femme en lui demandant si elle aime l'idée de ses paroles : "c'est drôle comme idée ?". Plusieurs mélodies semblent inconnues avec des paroles inédites, sur l'amour, sur l'époque où il était boy scout, et sur New York : "A New York (...) y'a des amants qui s'enlacent, y'a sûrement des romances qui passent (...)" ou "Les amants ça vous décroche un rêve (...) Les amants sont les derniers poètes".