Lot 104
  • 104

Belle paire de grands reliefs en terre cuite représentant des Bacchanales d'enfants France, fin XVIIIe/ début XIXe siècle

Estimate
25,000 - 35,000 EUR
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Description

  • Belle paire de grands reliefs en terre cuite représentant des Bacchanales d'enfants
  • l'un signé du monogramme D 'E.
  • terre cuite patinée ; dans des cadres en bois
  • 31 cm x 110 cm
  • 12 1/4 in x 43 1/3 in
l'un représentant un crocodile, la bouche grand ouverte s'apprêtant à avaler un enfant effrayé, à genoux devant lui, et chevauché par un enfant, tandis que deux autres essayent d'attacher sa queue à une corde ; l'autre relief montre un monstre marin, éclaboussant un putto et chevauché par deux putti, tandis qu'un autre enfant joue avec la queue du poisson.

Literature

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES:
A. Poulet, G. Scherf, Clodion 1738-1814, cat. exp. Paris, musée du Louvre,  1992, p. 216-227, no. 40 - 43.
J. Draper, M. Olaussun, G. Scherf, L'Esprit Créateur, de Pigalle à Canova. Terre cuites européennes 1740-1840, cat. exp. Paris, 2003-2004, p.154 - 155.
Clodion et la sculpture française de la fin du XVIIIe siècle, Actes du colloque, Paris, mars 1992, p. 255 -284 et 355-371.


 

Catalogue Note

Cette belle paire de reliefs en terre cuite représentant des enfants jouant avec un crocodile sur l'un et un monstre marin sur l'autre faisait vraisemblablement partie d'une série de quatre dessus-de-portes illustrant les Quatre Continents ou des personnifications de Fleuves. Sujet d'origine antique, les Bacchanales d'enfants étaient très fréquentes dans la sculpture flamande du XVIIe siècle. L'auteur de ces reliefs qui signe D'E. a pu s'inspirer d'oeuvres de François Duquesnoy (1597-1643) ou de Gérard van Opstal (1605-1660) dont un relief montre quatre Amours jouant avec un lion. Les cortèges ou Triomphe d'enfants furent également un thème très prisé par les sculpteurs français du XVIIIe siècle comme Clodion (1738-1814) ou Louis-Félix de la Rue (1730-1777), s'inspirant souvent des peintures en trompe l'oeil de Jean-Siméon Chardin et de Piat-Joseph Sauvage.
Oeuvre d'un artiste originaire de la région de Montpellier ou d'Aix-en-Provence, la signature D.'E pourrait correspondre aux initiales de sculpteurs comme Etienne d'Antoine (Carpentras 1737-1809) ou alors, et dans ce cas il faudrait envisager une datation de la terre cuite à la fin du XIXe siècle, le portraitiste Auguste-Arthur d'Echérac (actif vers 1870), ce qui ne resterait qu'une hypothèse.