Lot 208
  • 208

Importante pendule automate à l'éléphant en bronze doré et marbre blanc, travail anglais de la fin du XVIIIe siècle, le cadran signé MARTINET / LONDON

Estimate
120,000 - 180,000 EUR
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Description

  • le cadran signé MARTINET / LONDON
  • Haut. 48 cm, larg. 40,5 cm, prof. 22,5 cm
  • Height 18 3/4 in; width 16 in; depth 8 3/4 in
le cadran à chiffres romains et arabes inscrit dans un bâtiment évoquant un donjon à créneaux, reposant sur un éléphant harnaché posé sur trois socles en bronze doré et marbre blanc à frises de feuilles de chêne et cartouches ; également gravé MARTINET au dessus de la trompe

Condition

Good overall condition with very small wear to the gilding. Marble in overall good condition with chips in places. One little element detached. Mecanism checked and restored few years ago.
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Catalogue Note

 La paternité de cette pendule doit être rendue à James Cox. A la fin du XVIIIe siècle, James Cox était célèbre dans toute l'Europe ainsi qu'en Chine et aux Indes pour son travail de mécanicien. Le « Museum » qu'il avait créé passait pour exposer les plus belles pendules automates jamais construites. C'est aux environs de 1760 qu'il créa ce genre de pendules mais c'est certainement dix ans plus tard qu'il faut envisager la création de ce modèle à l'éléphant.

En 1790, Cox et Bayle qui avait succédé à Cox et fils après le décès de l'horloger fit faillite. Il semblerait que Martinet ait acheté cette pendule à ce moment et qu'il l'ait complétée sans toutefois raccorder le mouvement de la pendule à l'automatisme.

Une pendule identique signée du même horloger fut vendue à Neuilly, étude Aguttes le 8 décembre 2003, lot 163 (170 000 euros).

Martinet exporta en France dès la fin du XVIIIe siècle certaines de ses pendules. Ainsi en 1793 deux pendules de cet horloger furent saisies au Palais Royal, demeure du duc d'Orléans. Une d'entre elles est probablement conservée au Conservatoire national des Arts et Métiers.

Description de la mécanique de l'automate


Mouvement conçu dans la tradition anglaise, c'est-à-dire de grande qualité, celui-ci est à fusée et à boyau (photo n°4).

Le remontage est d'environ 11 tours pour restituer 13 animations de 90 secondes.

La photo n°3 (après restauration) montre les différentes détentes:

En haut, à gauche, la détente de mise en marche solidaire de l'axe où est fixé le bouton de démarrage, la roue en dessous fait un tour par animation et une encoche dans celle-ci permet l'arrêt, elle engrène avec un pignon qui emmène une roue entraînant une bielle au moyen d'une groupille, à l'autre extrémité de celle-ci un cadran anime la queue.

En haut, à droite, la roue entraîne une détente à angle droit qui sert de relais à celle qui actionne les oreilles et qui est parallèle au bras vertical de la première nommée, on aperçoit, dans la tête en haut la partie droite de la détente qui entraîne le mouvement vertical de la trompe, et en engrénant avec son pignon, la crémaillère qui permet le mouvement de droite à gauche de celui-ci, les deux goupilles qui plantées verticalement dans le crémaillère commandent les yeux qui de ce fait suivent les mouvements de la trompe.

Sur la photo n°2, nous voyons en premier plan le détail de la machinerie de la trompe; la crémaillère va de droite à gauche grâce à une came excentrée fixée à une roue qui engrène à angle droit (photo 4, à droite de la fusée) avec une autre ayant également une came identique pour le mouvement vertical d'une détente reliée à l'axe du pignon entraînant la trompe grâce à un cardan visble en haut de celui-ci.

La trompe et la queue sont solidaires de la mécanique par des ajustages au carré, la trompe est traversée par un axe en laiton et goupillée dans l'extrémité de celle-ci, elle est constituée d'anneaux de laiton doré fixés entre eux sur leur périphérie d'un côté par une vis et de l'autre par un plot qui pénètre dans le suivant par un trou ovale et ceci inversé tous les deux anneaux pour permettre une plus grande souplesse.

Les yeux et les oreilles sont montés sur des axes entre deux ponts.

Texte extrait de la description du mouvement de cette pendule par Monsieur J.C. Gendrot