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Aiguière en vermeil, probablement Flandres ou Espagne, vers 1560
Description
applied with brackets and masks on matting incorporating mannerist strapwork and marine pendants, sea serpent and grotesque mask handle, the foot probably an 18th century replacement
Condition
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Catalogue Note
L'association de crochets moulés et appliqués, typiques de l'orfèvrerie espagnole, et d'ornements ciselés à la manière flamande, permet de préciser l'origine de cette pièce. Un dessin d'Erasmus Hornick, conservé au Victoria and Albert Museum, est composé du même genre de poissons-breloques au milieu de feuilles et brindilles entortillées. Cette œuvre est datée de sa période à Anvers, au début des années 1550. Les influences et échanges étaient très importants à cette époque entre la Flandre et l'Espagne : la Flandre devint un héritage des Habsbourg suite au mariage de Maximilien I, empereur du Saint Empire Germanique, avec Marie de Bourgogne en 1477, et leur fils Philippe installa une branche des Habsbourg en Espagne par son mariage avec Isabelle de Castille. Un commentateur note en 1557 que le principal destinataire de l'argent d'Anvers était l'Espagne, puis le Portugal et ensuite l'Angleterre. Une relation étroite s'établit entre la cour des Habsbourg et les orfèvres espagnols à partir de la première moitié du XVIe siècle. L'envoyé impérial, Hans von Khevenhüller, dans une lettre à l'archiduc Ferdinand de Tyrol en 1575 affirmait qu'il n'y avait pas d'orfèvres plus délicats que ceux de Madrid.