Lot 10
  • 10

Maurice Estève

Estimate
220,000 - 280,000 EUR
Sold
372,250 EUR
bidding is closed

Description

  • Maurice Estève
  • Faverdines
  • signé et daté; signé, titré et daté au dos
  • huile sur toile

Provenance

Galerie D. Bénador, Genève
Sonja Henie-Niels Onstad, Oslo
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel dans les années 1970 

Exhibited

Copenhague, Statens Museum for Kunst; Stockholm, Svensk-Franska Konstgalleriet, Estève (oeuvres 1929-1955), 1956
Paris, Galerie Charpentier, Ecole de Paris, 1957
Oslo, Kunstnernes Hus, Collection Henri Onstad, 1960, no. 61
Copenhagen, Louisiana; Stockholm, Moderna Museet; Hamburg, Konstmuseum;  Essen, Kunsthalle; Stuttgart, Museum Folkwang; Kunstverein, Württembergischer, Collection Sonja Henie-Niels Onstad, 1961
Francfort, Frankfurter Kunstverein; Bâle, Kunsthalle Basel; Londres, Tate Gallery; Paris, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris; Vienne, Künstlerhaus; Edimbourg, Festival d'Edimbourg; Liverpool, Walker Art Gallery, Collection Sonja Henie-Niels Onstad, 1962
La Haye, Gemeentemuseum; Genève, Musée d'Art et d'Histoire; Bergen (Norvège), Bergens Kunstforening, Stuttgart, Kunstverein Württembergischer, Collection Sonja Henie-Niels Onstad, 1963

Literature

Sonja Henie, Sonia Henie-Niels Onstad, Oslo, 1968, illustré p. 49
Monique Prudhomme-Estève, Robert Maillard, Maurice Estève: Catalogue Raisonné de l'oeuvre peint, Neuchâtel 1995, no. 472, illustré p. 328

Catalogue Note

signed and dated; signed, titled and dated on the reverse; oil on canvas. Painted in 1955.  

Né dans le Berry, Estève y retourne régulièrement chaque été à partir de 1955. L'attachement que le peintre porte à cette région se reflète dans les titres qu'il donne à ses œuvres une fois achevées ; Faverdines, ville du Cher et titre de cette œuvre en étant un parfait exemple. Pourtant, la peinture d'Estève élude le sujet et en évite également toute matérialisation. Son seul objectif est de composer un tableau, d'ordonner formes et couleurs qui, peuvent faire allusion à des réalités diverses, mais offrent surtout une éblouissante richesse picturale. C'est un prétexte à une composition savamment orchestrée. Il est vain d'y chercher du sens, comme le remarque Pierre Volboudt dans son introduction au catalogue d'exposition Estève à la galerie Claude Bernard en 1977, 'A quoi bon chercher à surprendre l'artiste s'interrogeant sur ses problèmes, en proie à ses doutes, à déceler le sursaut caché qui décidera du sort de l'œuvre ? C'est usurper des pouvoirs dont il n'a de comptes à rendre qu'à lui-même. Nulle clef donc et point de guide. (...) Dans ces contrées hermétiques, à chaque pas pour qui y entre, l'énigme prend le visage de la fascination. Et, sans questions, celle-ci l'emporte sur celle-là. Les titres mêmes ne servent de rien. (...) Ce sont les lieux-dits d'un nulle part qui n'existe que par eux, aux confins des marches de l'irréel.' Le titre, Faverdines, tout en renvoyant à un lieu existant, jusqu'à un certain point désigne le tableau, l'éclaire mais ne le résume pas. Il est le fruit d'un jeu subtil fondé sur des associations visuelles, sonores et affectives. Il ne dispense pas le spectateur de lire les formes, les couleurs et les rythmes, car la réalité qu'il faut chercher à saisir n'est pas extérieure à la peinture mais est la peinture même.

Fig. 1 Nicolas de Staël, Marseille, 1954, huile sur toile, Los Angeles County Museum of Art

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