- 87
[Réflexions sur le bonheur]. Manuscrit autographe inédit. [Vers 1926-1930].
Description
- beauvoir, simone de
- [Réflexions sur le bonheur].Manuscrit autographe inédit.[Vers 1926-1930].
Petites déchirures aux pliures, sans manque.
Provenance
Literature
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
Important et très joli texte dont les personnages sont Yvonne, sa mère, et une enfant, Christiane. Yvonne, lasse et indifférente, s'impose une promenade avec sa mère et sa petite soeur au Jardin du Luxembourg, à Paris. Simone de Beauvoir, qui habitait sur le boulevard du Montparnasse à l'angle du boulevard Raspail, se promenait très fréquemment avec sa mère et sa jeune soeur dans ce jardin qui deviendra un lieu symbolique dans sa littérature : elle s'y promène avant et après ses cours à la Sorbonne, avec Zaza, Merleau-Ponty, Sartre, Nizan ...
De 1926 à 1930, l'un des thèmes les plus obsédants de Beauvoir est celui du Bonheur et sa contradiction fondamentale avec les idéaux de Beauvoir : il requiert le don de soi et donc un renoncement à son individualité. « Le bonheur est une chose bien dangereuse (...) N'est-ce pas une sorte de mort d'être ainsi comblée? » écrit-elle dans son journal en août 1926. "Renoncer à soi, voilà la solution (...) J'ai connu certains soirs jusqu'à la griserie la douceur déchirante de ce grand abandon" (Cahiers de jeunesse, février 1927).
« Grande sympathie pour cette vie autour d'elle – tout a un sens, son propre bonheur lui est égal : et dans ce renoncement elle touche au bonheur suprême... luttes de demain, découragement, elle les affrontera à cause de cette foi en cette minute ». Le texte se clôt par ces mots de la mère : « Tu n'as pas dû t'amuser ma pauvre chérie – [Yvonne répond :] je t'aime maman, j'ai passé une délicieuse après-midi ».