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oeuvres. Paris, Imprimerie de Pierre Didot L'Aîné, An IX [1801].
Description
- Racine, Jean
- oeuvres.Paris, Imprimerie de Pierre Didot L'Aîné, An IX [1801].
illustration : frontispice dessiné par Prudhon gravé par Marais, 56 figures par Chaudet, Gérard, Girodet, Moitte, Peyron, Serangeli et Taunay, gravées sur cuivre par Baquoy, Coiny, Dupréel, Langlois, Ponce et autres.
tirage : exemplaire n° 239, justifié et signé par Didot. Edition limitée à 251 exemplaires sur papier vélin.
reliure signée de petit succr de simier. Maroquin rouge, double encadrement de filets dorés, fleurons dorés en écoinçons, dos à nerfs ornés, tranches dorées.
Rousseurs, dos légèrement passé, minimes traces de frottements.
Provenance
Literature
André Jammes, Les Didot, n° 96.
Catalogue Note
"Si au milieu des secousses inséparables d'une révolution, et toujours affligeantes pour les arts, j'ai pu amener à une heureuse fin l'ensemble de cette édition remarquable, il ne m'a fallu rien moins qu'une constance inaltérable et un désintéressement total, joints au désir ardent d'élever à la gloire de Racine un monument typographique qui devînt pour ainsi dire national." (Pierre Didot).
Entreprise dès 1793, cette édition demanda dix ans à Pierre Didot pour rassembler les 57 compositions des plus grands artistes du néo-classicisme français, reconnues aujourd'hui comme "l'épitome du classicisme davidien dans l'illustration des livres". Didot considéra son Racine comme le point culminant de sa carrière ; Brunet le regarde comme "un des livres les plus magnifiques que la typographie d'aucun pays eût encore produit".
Dans son Anthologie de la poésie française, Georges Pompidou classe Racine au sommet des poètes : "Pour lui, comme pour La Fontaine ou Baudelaire, une anthologie ne peut être qu'une amputation. Ayant porté jusqu'à la perfection la poésie la plus naturelle et la plus raffinée à la fois, il a cependant contribué à tarir à la source de notre poésie. Pendant plus d'un siècle, il n'aura que des imitateurs. Faute d'avoir pu secouer les influences et renouveler son inspiration, le XVIIIe siècle fait figure de désert poétique".