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Vingt-sept poèmes des Fleurs du Mal. Paris, Société des "Amis du Livre moderne", 1918.
Description
- baudelaire, charles--rodin, auguste
- Vingt-sept poèmes des Fleurs du Mal. Paris, Société des "Amis du Livre moderne", 1918.
illustration : 27 illustrations en fac-similé reproduisant les dessins originaux à l'encre de Rodin de l'exemplaire de Paul Gallimard.
pièces jointes :
- une lettre autographe signée de Charles Baudelaire, datée du 3 décembre 1858 à son ami et éditeur Auguste Poulet-Malassis. Une page in-8. Deux déchirures sans manque à la marge extérieure.
- 2 lettres autographes signées de Auguste Rodin, datées 19 et 25 octobre 1897, de 2 pages in-12 chacune. Une enveloppe conservée adressée à Madame Pauilhac.
reliure de l'éditeur. Cuir de Russie souple bordeaux orné au premier plat d'un bouquet de chardons argentés, dos lisse orné d'une pièce de daim fauve portant le titre doré en long. Etui.
Petits défauts aux coiffes.
Provenance
Literature
Condition
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Catalogue Note
L'exemplaire est bien complet de l'erratum volant rétablissant le nombre correct de poèmes et de dessins : 25 poèmes illustrés de 27 dessins.
La lettre de Baudelaire (3 décembre 1858), de retour d'Alençon, annonce à Auguste Poulet-Malassis, lequel se débat autant que lui dans les problèmes financiers, qu'il pourra avant dix jours lui remettre "assez d'argent pour faire tête à la femme Cousinet [épouse du restaurateur du quai de la Tournelle], et au terrible huissier. Et puis enfin je partirai. Maintenant je me remets à l'opium", c'est à dire à la lecture de l'oeuvre de Quincey qu'il envisage de traduire.
Les "images allemandes" mentionnées par Baudelaire sont celles de la Danse des Morts de Rethel (voir Pléiade, Corresp. II, p. 1084, n.), auxquelles il s'intéresse pour son projet de traduction des Confessions d'un mangeur d'opium de Thomas de Quincey. Ce projet mènera à la parution en janvier 1860 des "Enchantements et tortures d'un mangeur d'opium" dans la Revue contemporaine, repris dans "Un mangeur d'opium" des Paradis artificiels (mai 1860).
Cette lettre est inédite : elle est mentionnée dans la correspondance du poète en Pléiade, mais non retranscrite.
Les deux lettres d'Auguste Rodin à madame Pauilhac (17 et 25 octobre 1897) concernent son marbre Le baiser du fantôme à la jeune fille, sculpture acquise par madame Pauilhac et plus tard offerte à sa fille madame Marsan. Rodin semble avoir dessiné un baiser d'inspiration très proche pour ces Fleurs du mal, illustrant le poème "Le Poison", qui traite précisément de l'opium et de la mort.