- 30
Lettre autographe signée à sa cousine la comtesse de Saint-Simon Montbleru. Marly, 12 mai 1713.
Estimate
6,000 - 8,000 EUR
bidding is closed
Description
- Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de
- Lettre autographe signée à sa cousine la comtesse de Saint-Simon Montbleru.Marly, 12 mai 1713.
2 p. in-8, à l'encre brune sur papier vergé filigrané.
Les lettres autographes du duc de Saint-Simon sont rares.
« Je ne scay Madame en quelle disposition vous estes et M. vostre fils sur un establissement, s'il pense à se marier, si vous le désirez, quel est son bien présent et à venir, et quel bien vous désireriez y joindre, par un mariage avec une fille de qualité. J'en ay ouï parler d'une de vos quartiers belle bien faitte bien élevée sans affaires dont tout le bien est en argent comptant, 60 000 Livres en tout dont les deux tiers presents. Je croirois bien que c'est Mlle de Ste-Hermine dont la mère a liquidé ses affaires avec les enfans du premier lit. Mandez moy naturellement ce que vous penséz de cette affaire et gardez m'en s'il vous plaist vous et M. vostre fils un entier secret. Voyez si vous pouvez esperer plus de bien (car 60 000 Livres paraissent assez courts) avec une fille de qualité, esperant bien que l'estant vous-mesme, vous ny M. ve fils ne serez pas tentez par le bien de faire une alliance honteuse dont on se repent toujours et dont je verrois douloureusement salir mon nom et ma maison. J'attendray vostre réponse sans aucun désir que ce qui sera le plus avantageux à M. ve fils et à vous Madame que j'honore très parfaittement. Le duc de Saint-Simon ».
Les lettres autographes du duc de Saint-Simon sont rares.
« Je ne scay Madame en quelle disposition vous estes et M. vostre fils sur un establissement, s'il pense à se marier, si vous le désirez, quel est son bien présent et à venir, et quel bien vous désireriez y joindre, par un mariage avec une fille de qualité. J'en ay ouï parler d'une de vos quartiers belle bien faitte bien élevée sans affaires dont tout le bien est en argent comptant, 60 000 Livres en tout dont les deux tiers presents. Je croirois bien que c'est Mlle de Ste-Hermine dont la mère a liquidé ses affaires avec les enfans du premier lit. Mandez moy naturellement ce que vous penséz de cette affaire et gardez m'en s'il vous plaist vous et M. vostre fils un entier secret. Voyez si vous pouvez esperer plus de bien (car 60 000 Livres paraissent assez courts) avec une fille de qualité, esperant bien que l'estant vous-mesme, vous ny M. ve fils ne serez pas tentez par le bien de faire une alliance honteuse dont on se repent toujours et dont je verrois douloureusement salir mon nom et ma maison. J'attendray vostre réponse sans aucun désir que ce qui sera le plus avantageux à M. ve fils et à vous Madame que j'honore très parfaittement. Le duc de Saint-Simon ».
Catalogue Note
On retrouve ici le Saint-Simon si soucieux des alliances, si terrifié surtout des mésalliances, pour les membres de sa « maison », lui-même étant père de trois enfants qu'il mariera entre 1722 et 1733. Quant à Louis-Claude de Saint-Simon Montbleru, alors jeune officier de cavalerie, il épousera cette même année 1713, Jeanne Souchet des Doussets. Sa mère, à laquelle le duc de Saint-Simon s'adresse ici, était née Françoise Blondel de Joigny.