- 110
Les poésies d'André Walter. Manuscrit autographe signé. Paris, 1892.
Description
- Gide, André
- Les poésies d'André Walter. Manuscrit autographe signé.Paris, 1892.
Ce manuscrit complet présente deux états successifs des Poésies d'André Walter :
- le premier état, relié en second, portant de la main de Pierre Louÿs sur la page de titre "Gide. Vers" à l'encre violette. 51 p. manuscrites sur 48 ff. in-12 réenmargés et un page d'épreuves titrée "XV Le Parc" ;
- le second état, relié en tête, qui a servi à l'impression du recueil et titré par Gide "Les Poésies d André Walter (itinéraire symbolique)". 40 p. sur 25 feuillets numérotés 1 à 24, écrits recto ou recto-verso. Ces feuillets contiennent les XXI pièces du recueil, avec d'importantes corrections et variantes autographes.
Chaque poésie est abondamment corrigée, certaines sont reprises sur des feuillets successifs avec de nombreuses autres corrections. Certaines pages donnent les thèmes de certaines pièces, les derniers feuillets offrent des poésies qui ne figurent pas dans le recueil. Le feuillet final contient "Novembre"qui ne figure que dans les oeuvres complètes sous le faux-titre de "Poésies diverses".
reliure signée de m. albinhac. Maroquin violet janséniste, dos lisse, étui.
Dos passé.
Provenance
Literature
Catalogue Note
Ce manuscrit a servi à l'impression de l'édition originale du recueil en 1892. Certaines pièces (I. II. VI. VII. XII. XIV. XV) avaient précédemment paru en revue, et la pièce XVIII dans La Conque du 11 janvier 1892.
En 1930, Gide écrit : "Je relis avec plaisir certaines de ces Poésies [...]. Je les écrivis presque toutes en moins de huit jours, peu de temps après la publication des Cahiers, ce qui explique leur titre, et cette attribution à un André Walter imaginaire, encore que celui-ci fût déjà mort en moi. Même il ne me paraît pas que l'André Walter des Cahiers eût été bien capable de les écrire ; je l'avais déjà dépassé" (Beaumarchais, Couty, Rey).
Abondamment corrigé, il vient à l'encontre de la légende selon laquelle Les Poésies d'André Walter furent écrites en quelques jours avec facilité.
La page de titre du premier jet de ce manuscrit, de la main de Pierre Louÿs, est à rapprocher de la demande faite par Gide à son camarade et ancien condisciple pour les Cahiers : "il avait été convenu que chacun laisserait en blanc une page de son premier livre, page que l'ami remplirait" (Si le grain ne meurt, p. 247).
Claude Martin, dans ses notes et variantes de l'édition Poésie Galimard de 1986, mentionne deux manuscrits de ce texte : l'un ayant appartenu au libraire Giraud-Badin et ayant été intégralement reproduit en fac-similé dans l'édition de 1929 des Poésies, l'autre [celui-ci] ayant appartenu à Georges Blaizot, contenant le premier jet de chaque pièce et une mise au net qui a servi à l'impression de l'édition originale (p. 239 et s.).