- 78
2 télégrammes de Marcel Proust à Céleste Albaret, l'un sur la mort de sa mère et l'autre sur la disparition du frère d'Odilon : Jean. 22 et 23 avril 1915.
Estimate
3,000 - 4,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed
Description
- Proust, Marcel--Albaret, Céleste
- 2 télégrammes de Marcel Proust à Céleste Albaret, l'un sur la mort de sa mère et l'autre sur la disparition du frère d'Odilon : Jean.22 et 23 avril 1915.
Télégramme de condoléances adressé à Céleste et à ses frères et soeurs pour la mort de leur mère :
"Ma Pensée affectueuse et triste ne vous quitte pas dans votre affreux malheur. Présentez à votre soeur à vos frères les condoléances d'un ami. Marcel Proust" ;
Télégramme concernant la disparition de son beau-frère Jean Albaret :
"Ma pauvre et chère Céleste, j'ai de tristes nouvelles de votre beau-frère Jean porté comme blessé à Vauquois peut être prisonnier ou tué, pardon vous donner ce coup je vous avais promis vous télégraphier la vérité espérons qu'il vit, affections. Marcel".
pièce jointe : lettre manuscrite sur papier à en-tête Comité Bernois de Secours aux prisonniers de guerre, concernant la disparition de Jean Albaret, "31 d'inf. 3è comp. matricule 1844 disparu le 28 mars à la bataille de Vauquois - Auriez par hasard - cette guerre est si pleine de surprises - entendu ce nom ?! [...]."
"Ma Pensée affectueuse et triste ne vous quitte pas dans votre affreux malheur. Présentez à votre soeur à vos frères les condoléances d'un ami. Marcel Proust" ;
Télégramme concernant la disparition de son beau-frère Jean Albaret :
"Ma pauvre et chère Céleste, j'ai de tristes nouvelles de votre beau-frère Jean porté comme blessé à Vauquois peut être prisonnier ou tué, pardon vous donner ce coup je vous avais promis vous télégraphier la vérité espérons qu'il vit, affections. Marcel".
pièce jointe : lettre manuscrite sur papier à en-tête Comité Bernois de Secours aux prisonniers de guerre, concernant la disparition de Jean Albaret, "31 d'inf. 3è comp. matricule 1844 disparu le 28 mars à la bataille de Vauquois - Auriez par hasard - cette guerre est si pleine de surprises - entendu ce nom ?! [...]."
Provenance
Céleste Albaret.
Catalogue Note
Céleste dans son ouvrage Monsieur Proust raconte avec quelle délicatesse et gentillesse Proust lui annonça la mort de sa mère : "et il s'est mis à pleurer silencieusement comme moi [...] Je comprends votre douleur ; j'ai éprouvé la même avant vous. Même morte, il faut que vous revoyiez votre mère. Ce serait trop atroce". Céleste partit trois jours à Aurillac. Au même moment Jean Albaret, frère cadet d'Odilon et son préféré, est porté disparu à Vauquois.
Proust, aidé par Reynaldo Hahn, se démena pour savoir ce qu'il était devenu. Malheureusement, ainsi que l'annonce ce télégramme, d'abord porté disparu sur le front, il fut déclaré mort.