Lot 54
  • 54

Pièce de kapa en étoffe d'écorce battue, îles Hawaii, fin du XVIIIe siècle

Estimate
7,000 - 10,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Pièce de kapa en étoffe d'écorce battue, îles Hawaii, fin du XVIIIe siècle
  • long. 50 cm, larg. 29 cm
  • 20 in, 11 1/2 in
wauke kappa, le décor asymétrique – motifs « à la grecque » et  lignes obliques parallèles – peint en noir sur le fond ocre rouge, de part et d'autre d'une bande médiane en réserve. Le verso, vierge de toute ornementation – selon l'usage au XVIIIe siècle – fait apparaître la couleur naturelle et la superposition des bandes de liber de mûrier. Bel état général de conservation.



wauke kapa, the asymmetrical decoration- 'Greek' motifs and parallel oblique lines- in black pigment on an ochre ground. The verso undecorated, in the 18th century manner, showing the natural colour of the bark and deeply superimposed bands of mulberry tree phloem. In generally fine condition.

Provenance

Samuel Manaiakalani Kamakau (1815-1876)
Transmise par descendance familiale

Literature

Reproduite dans :
Severson, Horikawa et Saville, Finding Paradise : Island Art in Private Collections, 2002 : 30

Catalogue Note

L'étoffe désignée à Hawaii sous le nom de kapa – terme diffusé au début du XIXe siècle par les baleiniers anglais, français et américains - est confectionnée par le battage pratiqué sur le liber (partie interne de l'écorce) du mûrier de Chine (brussonetia papyrifera), afin d'en libérer la fibre jusqu'à obtenir des feuilles sur lesquelles des teintures étaient appliquées. Outre la teinture par immersion, la technique associait la peinture à main levée et le marquage de lignes parallèles – sur une face seulement – avec un « peigne » ou traceur à pointe de bambou (Kaehr (2000 : 220). A cela s'ajoute l' « impression, au moment du feutrage, de filigranes ou 'marques d'eau', dessinés par les gravures du battoir » (Necker, 1987 : 89).

The material known in Hawaii as kapa –a term spread at the beginning of the 19th century by English, French, and American whalers – is made by beating the phloem (the inside of the bark) of the Chinese mulberry tree (brussonetia papyrifera), in order to make fine sheets of fibre to which dyes are applied. As well as immersion dyeing, the material would be painted by hand and parallel lines marked with a 'comb' or a bamboo tipped tracer (Kaehr, 2000: 220). Alongside these designs, 'filigrees or "water-marks" could be made with the pounder during the felting process' (Necker, 1987: 89).