Lot 187
  • 187

Belle canne attribuée au "Maître des petites mains", vers 1850-1900, Tsonga, Afrique du Sud

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Belle canne attribuée au "Maître des petites mains", vers 1850-1900, Tsonga
  • haut. 124 cm
  • 48 3/4 in
Avec élégance, la partie supérieure de la longue hampe s'enroule en un motif spiralé, aboutissant au personnage émergeant en ronde bosse, aux petites mains posées sur l'abdomen. A la rondeur des volumes répond la fermeté des lignes, offrant une très belle dynamique renforcée par le visage légèrement relevé, l'expression offerte par les yeux rapprochés et la bouche entrouverte. Bois de neprun, à belle patine nuancée, caramel, rehaussée de brun.

Provenance

Collection privée, Angleterre

Catalogue Note

En 2001, l'exposition Mains de Maîtres (Bruxelles) avait consacré sa partie dédiée au sud-est de l'Afrique à la redécouverte de l'artiste Tsonga désigné comme le "Maître des petites mains" - nom qui lui a été donné en raison des mains particulièrement menues de ses figurines. Selon Sandra Klopper (communication personnelle, octobre 2008), la canne présentée ici se rattache au corpus restreint des œuvres attribuées au "Maître des petites mains".

Selon Sandra Klopper (in de Grunne, 2001 : 250-251), "jusqu'à la fin du XIXe siècle - époque à laquelle les institutions traditionnelles ont été ébranlées par de grands changements sociaux et politiques - les chefs des communautés autochtones faisaient valoir publiquement leur influence par le port d'une "canne d'apparat", qu'ils arboraient à chaque cérémonie rituelle ou autre événement clé". Ces cannes étaient le plus souvent décorées de motifs abstraits et très rares sont celles, comme ici, ornées d'un motif figuratif. Ces dernières - s'inscrivant dans la longue tradition d'attributs appelés à souligner le prestige des chefs - sont l'œuvre des sculpteurs Tsonga ayant migré depuis le Mozambique vers la Province du Natal, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

Au sein du corpus restreint des sculptures attribuées au "Maître des petites mains" - dont la qualité remarquable se traduit en particulier dans le soin apporté à l'équilibre et au traitement des détails - cette canne est l'une des rares à avoir été conservées dans son intégralité (la plupart ayant été coupées afin de n'emporter que la statuette). cf. de Grunne (idem : 256-259) pour d'autres cannes ou sommet de cannes attribués au "Maître des petites mains".

The Mains de Maîtres/Master-Hands exhibition in Brussels, 2001, devoted a section on the art of south-east Africa to the re-discovery of a Tsonga artist known as the 'Master of the Small Hands', a name which was given to him because of the particularly small hands of his figures. According to Sandra Klopper (personal communication, October 2008), the offered staff forms part of the small corpus of works attributed to the Master of the Small Hands.

According to Klopper (in de Grunne, 2001: 250-251), 'until the end of the 19th century – a time when traditional institutions were shaken by great social and political changes – native chiefs demonstrated their public influence by carrying a 'prestige staff', which they brandished at ritual ceremonies or other important events'. These staffs were generally decorated with abstract motifs, and figurative examples are very rare. Figurative staffs were the work of Tsonga carvers who had migrated from Mozambique to the province of Natal between the end of the 19th century and the start of the 20th century.

This staff is one of the rare examples amongst the small corpus of works attributed to the Master of the Small Hands to be preserved in its entirety, the majority having been cut down, leaving only the figure). See de Grunne (ibid. 256-259) for other staffs or staff tops attributed to the Master of the Small Hands, which demonstrate the remarkable balance and attention to detail characteristic of his work.

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