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Details & Cataloguing

Félix Vallotton
1865-1925
1865 - 1925
LA TOILETTE, 1905 THE DRESSING ROOM, 1905

Provenance

Succession F. Vallotton, Paris

J. Rodrigues-Henriques, Paris

Jacques Laroche, Beaulieu/Mer (1955)

Maurice Gilbert , Genf

Galerie Vallotton, Lausanne, Nr. 11044

Privatsammlung (1988)

Exhibited

Lausanne, Galerie Vallotton, Félix Vallotton (1865-1925). Peintures, 1976, Nr. 7, abgebildet

Bremen, Graphisches Kabinett Kunsthandel Wolfgang Werner, Félix Vallotton 1865-1925. Intérieurs, paysages, nus et gravures sur bois, 1982, Nr. 6, abgebildet

Lausanne, Galerie Vallotton, Félix Vallotton, 1983, Nr. 24

Milan, Palazzo della Triennale, Il Progetto domestico. La casa dell'uomo: archetipi  e prototipi. XVII Triennale di Milano, 1986, S. 211, abgebildet  

New Haven, Yale University Art Gallery, 1991-92 / Houston, Museum of Fine Arts, 1992 / Indianapolis, Museum of Arts, 1992 / Amsterdam, Rijksmuseum Vincent Van Gogh, 1992 / Lausanne, Musée Cantonal des Beaux-Arts, 1992-93, Félix Vallotton, S. 157, Pl. 188

Florenz, Palazzo Corsini, Il Tempo dei Nabis. Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, Vallotton, Sérusier, Ranson, Roussel, 1998, Nr. 109, abgebildet

Montréal, Musée des Beaux-Arts, Le temps des nabis, 1998, Nr. 148, abgebildet

Lyon, Musée des Beaux-Arts / Marseille, Musée Cantini, Le très singulier Vallotton, 2001, Nr. 39, abgebildet

Literature

Hedy Hahnloser-Bühler, Félix Vallotton et ses amis, Livre de raison, Paris 1936, Nr. 544

Marina Ducrey, Félix Vallotton. La vie, la technique, l'oeuvre peint, Lausanne 1989, S. 100f., abgebildet

Herbert Eichhorn, "...ein leuchtendes Schwarz". Zum Einfluss Félix Vallotton auf die frühe Grafik der Brücke>>, in: Félix Vallotton. Maler und Graphiker im Paris der Jahrhundertwende, Bietigheim-Bissingen, 2003, S. 142f., abgebildet

Marina Ducrey, Félix Vallotton 1865-1925, l'oeuvre peint, Catalogue raisonné, Bd. II, Lausanne/Zürich/Milan 2005, Nr. 543, abgebildet

Catalogue Note

«Figure femme nue tenant sa chemise dans intérieur avec toilette tapis rouge»: In diesen Worten wird La Toilette in Vallottons Livre de raison beschrieben. Entstanden ist das Bild im Frühling 1905. Es gilt als letztes Beispiel eines Aktbildes in einem eigentlichen Interieur, wie der Maler es Ende der 1890er Jahren, und in der Folge ab 1902 behandelt hat. Das Bild schreibt sich in eine Übergangsphase von Vallottons Kunst ein, die nach seiner Hochzeit im Jahre 1899 anfing. Sein neues Leben sowie die Auflösung der Gruppe der Nabis im Jahre 1903 ermutigen den Künstler und seine Weggefährten, ihre Ausdrucksmodi zu erweitern. Ohne deshalb zum Naturalismus seiner Jugend zurückzukehren, distanziert er sich Schritt für Schritt von der Darstellung in der Fläche, eine Formel der Nabis die er selbst meisterhaft erprobt hat. Stattdessen besinnt er sich auf eine Räumlichkeit, die sich der Wirklichkeit annähert. Dort können die Figuren und Objekte den Raum ohne Einschränkung füllen. Man möchte an dieser Stelle daran erinnern, dass Vallotton, wenige Wochen nur bevor er La Toilette malte, mehrere kleine Figuren nackter Frauen modelliert hat. Diese Möglichkeit bot sich wahrscheinlich an, um wieder mit der dreidimensionalen Darstellung des weiblichen Körpers anzuknüpfen, nachdem er über Jahre hinweg die Silhouette bevorzugte. Genau einer dieser kleinen Statuen borgt die junge Frau aus La Toilette die Geste, mit welcher sie ihr Hemd festhält. Über den praktischen Nutzen hinaus, die Hände des Models während der Pose zu beschäftigen, hat diese Haltung den Effekt, den Körper teilweise zu verdecken. Das erotische Potenzial eines solchen Demi-Nus wurde als höher eingeschätzt als jenes eines Ganzkörperaktes. Der Innenraum, der zum Teil womöglich eine Konstruktion ist, könnte im Hôtel particulier, rue des Belles-Feuilles, in der Nähe des Bois de Boulogne, das die Vallottons seit 1903 bewohnten, angesiedelt sein. Die bescheidene Einrichtung weist vermutlich auf das Zimmer einer Bediensteten hin. Fast liebevoll wird die Blumentapete evoziert, sowie das Stillleben: der Waschtisch mit dem Porzellan, ein gelber Flakon und eine blaue Dose, deren Farbe eine weitere subtile Nuance zur chromatischen Farbpalette hinzufügt. Die ganze Szene ist in ein Licht getaucht, das ohne jegliche Aggressivität den Oberkörper des Modells erhellt. Dieser hebt sich vom Hintergrund durch scharfe Konturen ab, die hie und da noch akzentuiert werden. Modelliert wird der Oberkörper durch leichte Schattierungen, die gänzlich anders sind als die starken Kontraste späterer Aktbilder. Ein Phänomen, das sich wiederholen wird, ist die Farbgebung: Die Beine und sogar die Hand der jungen Frau sind von einem prononcierten Rosa, als ob die Haut die Farbe des Teppichs widerspiegeln würde. Diese Beobachtung gilt auch für Le Bain (Abb.), welches als Pendant zu La Toilette entstanden ist. Das gleiche Model ist dort dargestellt, die Hautfarbe nimmt nun jedoch eine andere – fliederfarbene - Nuance an, unter dem Einfluss der das Model umgebenden Landschaft. Dieses Paar Aktbilder ist in einem entscheidenden Moment in Vallottons Schaffen entstanden und kann als paradigmatisch angesehen werden: La Toilette schliesst endgültig mit einer Reihe von Aktbildern in Interieurs ab; Le Bain macht den Weg frei für die vielen entkleideten Figuren, die sich von einem Strand- oder Meerhintergrund abheben und gleichsam als roter Faden im Werk des Künstlers auf einander folgen bis zu seinem Tod.

«Figure femme nue tenant sa chemise dans intérieur avec toilette tapis rouge», c’est en ces termes que La Toilette est décrit au Livre de raison de Vallotton. Exécuté au début du printemps 1905, ce tableau est le dernier exemple de nu dans un intérieur proprement dit, comme le peintre l’a traité à la fin de la décennie 1890, puis à nouveau dès 1902. Il s‘inscrit dans la phase de transition amorcée dans l’art de Vallotton après son mariage, en 1899. Sa nouvelle vie, puis la dissolution du groupe des nabis en 1903 encourage l’artiste, tout comme ses camarades, à diversifier ses modes d’expression. Sans retourner au naturalisme de sa jeunesse, il se distancie progressivement de la figuration en plan, formule des nabis qu’il a lui-même magistralement exploitée. Une spatialité plus conforme à la réalité s’installe peu à peu, dans laquelle figures et objets déploient sans restriction leur volume. On rappellera à ce propos que quelques semaines seulement avant de peindre La Toilette, Vallotton a modelé plusieurs figurines de femmes nues, sans doute une manière pour lui de renouer avec la représentation tridimensionnelle du corps féminin, après en avoir privilégié la silhouette pendant plusieurs années. Or c’est à l’une de ces statuettes que la jeune femme de La Toilette emprunte le geste de retenir sa chemise. Outre que d’occuper les mains du modèle pendant les séances de pose, cette attitude a pour effet de cacher partiellement le corps et d’aboutir ainsi à un demi-nu, motif dont la charge d’érotisme était tenue pour supérieure à celle d’un nu intégral. L’intérieur, en partie de composition sans doute, peut être situé dans l’hôtel particulier que les Vallotton occupent depuis 1903, 59 rue des Belles-Feuilles, près du Bois de Boulogne. Le mobilier, modeste, renseigne sur le décor à priori d’une chambre de domestique. Y sont détaillés avec bonheur le papier peint fleuri, ainsi que la nature morte constituée autour de la table de toilette par les faïences, le flacon jaune et la boîte bleue, dont la teinte apporte une subtile touche complémentaire à la gamme chromatique. La scène baigne dans un éclairage qui illumine sans agressivité le torse du modèle. Celui-ci se découpe sur le fond par un contour net, souligné ici ou là d’un trait plus appuyé. Ses formes sont modelées par un léger dégradé d’ombres, sans commune mesure avec les contrastes tranchés qu’arboreront maints nus futurs. Phénomène promis à se répéter, les jambes et même la main de la jeune femme sont d’un rose soutenu, comme si la chair en réfléchissait le rouge du tapis. L’observation vaut aussi pour Le Bain (ill.), conçu comme pendant à La Toilette: le même modèle y est représenté, dont la carnation est passée au gris-mauve sous l’influence du paysage environnant. Réalisée à un moment crucial de la carrière de Vallotton, cette paire de nus peut être considérée comme un ouvrage charnière : La Toilette clôt définitivement sous cette forme une série de femmes nues dans un intérieur; Le Bain ouvre la voie aux multiples figures nues plaquées sur un fond de plage ou de mer qui vont se succéder dans l’œuvre de l’artiste jusqu’à sa mort.

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