Lot 61
  • 61

lettres de sainte therese Paris, Jean-Baptiste Garnier, 1753

Estimate
8,000 - 12,000 EUR
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Description

  • thérèse d'Avila, sainte
  • lettres de sainte thereseParis, Jean-Baptiste Garnier, 1753
édition originale de la traduction. 2 volumes in-4 (251 x 193 mm).



reliure de l'époque. Maroquin rouge, triple filet, écu du Carmel de Saint-Denis au centre des plats, dans une couronne de feuilles de chênes, écoinçons fleurdelisés contenant tour à tour les monogrammes IHS et MAR, dos orné des mêmes écoinçons et petits fers, palets fleurdelisés en tête et queue, dentelle intérieure, tranches dorées.
Légères variantes dans les fers utilisés pour chacun des volumes, cependant homogènes et ainsi réunis depuis l'origine.

Provenance

Louise de France (Soeur Thérèse de Saint-Augustin au Carmel) ?--Chanoine Consolins de Saint-Denis (ex-libris autographe au verso des premières gardes, et ex-dono)--Soeurs trinitaires hospitalières de Valence (ex-libris manuscrit)--Stanislas de Guaïta (fondateur de l'Ordre de la Rose-Croix).

Catalogue Note

Traduction par Chappe de Ligny, très remarquée à son époque et préférée à l'ancienne par Arnaud d'Andilly.
Le premier couvent de religieuses carmélites françaises fut fondé à Paris en 1605, et s'installa face au Val de Grâce. Il accueillit les plus tragiques repentantes de la noblesse de France, parmi lesquelles Mademoiselle de La Vallière, la duchesse de Berry, fille du Régent, ou Madame Louise, la petite soeur de Mesdames de France, qui annonce sa décision d'y entrer trois ans après la mort de sa mère et quelques mois après la présentation de la Du Barry à la Cour. L'Ordre se développa dès lors rapidement : à la Révolution, deux ans après la mort de Louise, il compte quatre maisons à Paris, soixante-deux dans le royaume. C'est au Carmel de Saint-Denis que résidait Consolins, l'aumônier de Louise de France, ainsi qu'il l'inscrit au verso de la garde de chaque volume : Consolins chanoine de St. Denis.
On peut imaginer que ce superbe exemplaire appartenant au chanoine Consolins à Saint-Denis lui fut offert, relié en maroquin rouge à l'emblème de l'ordre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, par Louise, alors prieure de son carmel de Saint-Denis, sous le nom de Mère Thérèse de Saint-Augustin.
Très curieusement, les deux volumes ont été dorés uniformément, tous deux pour le carmel, aux monogrammes de Jesus et de Marie, mais à l'aide de fers  légèrement différents, sans qu'aucune explication ne puisse être donnée.
En 1778, l'ouvrage entre au carmel de Valence. Il porte l'ex-dono suivant : "Livres des soeurs trinitaires hospitallieres de valence qui nous ont eté donné par mr. Consolin omonier de Md. Louise carmelitte en 1778."
Jointe à l'exemplaire, une lettre de 2 pages signée de Louise, de son nom de carmélite Sr. thérèse de st. augustin, datée du 19 novembre 1782, mandant à un officiel de l'église vaticane resté anonyme, et avec l'appui du ministre Vergennes, la canonisation de la soeur carmélite Marie de l'Incarnation (1566-1618, de son vrai nom Barbe Acarie), l’introductrice des Carmélites Réformées en France.
A la suite de la signature de carmélite de Louise, un dernier paragraphe, familier et chaleureux, donne des nouvelles de ses soeurs, Adélaïde et Victoire, Sophie étant décédée quelques mois auparavant, ainsi que du duc de Chartres, (le prometteur Philippe Egalité), dont elle déplore avec esprit et gentillesse le manque de dévotion.