Lot 49
  • 49

oeuvres [S.l.n.n.], 1732

Estimate
10,000 - 15,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • Rabelais, François
  • oeuvres [S.l.n.n.], 1732
6 volumes in-12 (180 x 117 mm).



frontispice : frontispice et portrait de Rabelais, 3 figures pliées montrant la Devinière et la chambre de Rabelais et une carte du pays chinonais.



reliure de l'époque. Maroquin rouge, armoiries centrales de Germain-Louis Chauvelin, fers d'angle, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert et citron, tranches dorées.
Déchirure de papier au coin de la page 311 (tome I).

Provenance

Germain-Louis Chauvelin (armes, OHR 1116, var.)--Guigard, II, p. 130). 

Catalogue Note

Germain-Louis Chauvelin eut une carrière éblouissante et rapide pendant la Régence. Avocat général au Parlement de Paris en août 1715, président à mortier le 5 décembre 1718, il devient garde des Sceaux de France sous Louis XV puis ministre et secrétaire d'Etat des Affaires étrangères le 17 août 1727. Il restera le seul homme politique de tout l'Ancien Régime à cumuler les charges de garde des Sceaux et de ministre des Affaires étrangères. Chauvelin eut à exercer la censure sur les nombreux ouvrages liés à la controverse autour de la bulle Unigenitus. En outre, le droit du sceau lui assurait des revenus importants. Barbier le qualifie de « prodigieusement riche ». Il put ainsi, en 1731, acheter le château de Grosbois à Samuel-Jacques Bernard (1686-1753), fils du financier Samuel Bernard. Il est secrétaire et commandeur des ordres du Roi le 1er août 1736 ; il fut renvoyé du ministère le 20 février 1737 et exilé à Bourges puis à Issoire pendant trois ans. "Chauvelin avait été l'un des confidents du roi qui lui écrivait souvent. Mais c'est peut-être là justement la cause de sa disgrâce. Louis XV a pu regretter de s'être confié à lui" observe son biographe Jean de Viguerie.
Chauvelin mourut à Paris en 1759. Il laissa une fort belle bibliothèque dont la vente débuta en 1762, dans son hôtel rue de Varenne.  

Réédition de l'importante édition de 1711 par Henri Bordesius, la première où le texte de Rabelais ait été établi d'une façon critique (voir Plan, Bibliographie rabelaisienne, 1904, pp. 226-228).