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le soulier de satin ou le Pire n'est pas toujours sûr Paris, Nouvelle Revue Française, 1928
Description
- Claudel, Paul
- le soulier de satin ou le Pire n'est pas toujours sûrParis, Nouvelle Revue Française, 1928
illustration : 4 frontispices par José Maria Sert lithographiés en noir sur fond bistre, tirés sur chine.
tirage : exemplaire hors commerce D, un des 10 exemplaires de tête sur Chine, les seuls avec 2 suites supplémentaires des frontispices.
envoi autographe signé de l'auteur sur le premier feuillet blanc du tome I :
"A Mr Spyridakis
Rodrigue ! dit-elle. Prouhèze !
Dit-il. Chacun des deux prête l'oreille et attend.
Rien que la Lune au milieu du ciel qui resplendit sur l'Océan.
Rien que le feu rouge tout seul qui brille à travers la nuit Stygienne.
Paris, 27 novembre 1943. P. Claudel".
reliure signée de paul bonet et datée 1955. Maroquin rouge cyclamen, décor baroque formé d'une pièce centrale de box jaune en forme de flamme et de petites pièces de box vert, bleu et mauve mosaïquées, dos lisse, doublure de maroquin rouge semé d'étoiles d'or, tranches dorées, couvertures et dos conservés. Chemise et étui.
Provenance
Literature
Catalogue Note
Un texte bouleversant, une des plus belles éditions originales données par la NRF, l'une des rares oeuvres ayant reçu la contribution de son dédicataire, José-Maria Sert qui créa les quatre frontispices.
Réputé impossible à monter dans son intégralité -15 heures de jeu-Le Soulier de Satin porte à son point d'achèvement suprême l'expérience théâtrale de Claudel. Pièce monstre dont l'action se développe sur trois continents, au Siècle d'Or de l'Espagne dominant l'Europe et les Amériques, elle continue de diviser ardemment les sensibilités : certains la trouvent inaudible et boursouflée quand d'autres la tiennent pour LE chef-d'oeuvre déchirant du théâtre français, toutes époques confondues.
Cette reliure est la troisième parmi les quatre créées par Paul Bonet pour Le Soulier de Satin. Il trouva l'inspiration de cette reliure dans les décors et les costumes dessinés par Lucien Coutaud pour la première repésentation de de pièce, montée par Jean-Louis Barrault en 1943 à la Comédie-Française. "Mais oui, le baroque convient à ce drame ! Je me suis souvenu des décors de Coutaud" (Bonet, Carnets 1115).