Lot 26
  • 26

horae beatissimae virginis mariae Anvers, Christophe Plantin, 1570

Estimate
12,000 - 18,000 EUR
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Description

  • Heures
  • horae beatissimae virginis mariaeAnvers, Christophe Plantin, 1570
In-8 (220 x 129 mm).



illustration en premier tirage : grande marque de Plantin sur le titre, au compas et armoiries d'Espagne, 17 gravures sur cuivre à pleine page par Jean et Jérôme Wierix et Peter Huys d'après Pierre van Der Borsch.



reliure parisienne (?) de l'époque. Veau fauve, décor au triple filet s'agençant autour d'un médaillon ovale laissé vide, caissons et fonds ornés de volutes au filet simple, feuillages, et quelques fers azurés, dos lisse orné des mêmes fers.
Exemplaire réglé.
Très habiles restaurations, aux charnières, coiffes et coins. Minimes traces d'humidité ayant affecté l'extrême bord des 9 premiers feuillets.

Provenance

D. des Mottes (ex-libris armorié gravé au contreplat)--G. Whitney Hoff (ex-libris armorié sur papier blanc)

Literature

G.D. Hobson, Les Reliures à la fanfare, 1970, pp. 38-39--Voet, Plantin, 1368.

Catalogue Note

Elégante et très luxueuse édition exécutée pour Philippe II d'Espagne, chaque page imprimée en rouge et noir, illustrée de splendides gravures sur bois de la plus belle facture du début de la Renaissance : on y voit dans de profondes perspectives les portraits de chacun des évangélistes, assis écrivant dans leur scriptorium moyenâgeux, entourés de livres dans des reliures du XVe siècle, scènes d'une rare beauté, ainsi que les scènes les plus poignantes du Nouveau Testament, une très belle Annonciation, la visite de Marie à Elisabeth, le baiser de Judas, la circoncision de Jesus, très détaillée...

Très pur décor à la fanfare, encore très proche des fanfares primitives, enrichie de volutes et même de branchages, éléments décoratifs apparus dans les fanfares durant ces années 1570, mais dont la structure domine encore largement les enrichissements qui ne feront progressivement qu'augmenter, jusqu'au foisonnement des décors du règne de Marie de Medicis quelque cinquante ans plus tard.

Les éléments de la reliure, s'ils doivent être comparés à ceux des exemplaires cités par Hobson dans sa Sixième liste, reliures de "Livres imprimés à Anvers", ressemblent à tout point de vue à ceux des décors recouvrant des éditions françaises, sans que cette similitude n'ait jamais vraiment pu être éclaircie. Les éditions plantiniennes étant distribuées à travers l'Europe, il est plausible et probable que leurs exemplaires n'en aient été reliés qu'une fois parvenus dans leur pays de destination.