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oraison funèbre de tres-haut et tres-puissant prince henri de la tour d'auvergne, vicomte de turenne... Prononcée à Paris dans l'église de Saint Eustache le 10. de Janvier 1676.
Description
- Fléchier, Esprit
- oraison funèbre de tres-haut et tres-puissant prince henri de la tour d'auvergne, vicomte de turenne... Prononcée à Paris dans l'église de Saint Eustache le 10. de Janvier 1676.
illustration : vignette de titre aux armes de Turenne, bandeau signé Louis Cossin, lettrine de départ, et cul-de-lampe gravés sur cuivre.
reliure de l'époque. Maroquin noir à gros grain, décor à la Du Seuil avec grosses fleurs de lis aux angles, armoiries de Louis XIV au centre et petit écu de la famille Ruolz frappé au dessous, dos à nerfs orné aux petits fers, doublure et gardes de papier marbré noir, tranches dorées.
La fleur du maroquin légèrement craquelée sur les plats.
Provenance
Literature
Catalogue Note
Première édition de l'oraison funèbre d'Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon (1611-1675), le plus grand homme de guerre du règne de Louis XIV, dont la tactique basée sur l'effet de surprise éblouit près de 150 ans plus tard Napoléon, qui s'en inspira ouvertement lors de la bataille d'Austerlitz. Son oraison, qui haussa Fléchier dans l'opinion publique au rang de Bossuet, fut prononcée à Saint-Eustache alors qu'il n'est encore qu'abbé de Saint-Séverin ; Fléchier sera nommé évêque de Nîmes en 1787.
Élevé dans la religion réformée, Turenne s'était converti sous l'influence de Bossuet et de la pression royale, et put accéder dès lors aux plus hautes dignités. Il est fait prince étranger en 1651, et maréchal de France. Il meurt à la bataille de Salzbach le 27 juillet 1675 (le boulet l'ayant tué est exposé au Musée de l'Armée des Invalides). Louis XIV accordera à Turenne l'honneur insigne d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les rois de France. Napoléon Ier fit transférer sa dépouille aux Invalides, nécropole des gloires militaires de la France.
Rare reliure en maroquin noir, à la fois reliure de deuil, et reliure de présent, portant à la fois les armes du donateur symbolique, le roi Louis XIV, et celles du donataire, Jean de Ruolz.
Jean-Pierre-Marie de Ruolz, seigneur des Trois-Fourneaux (1670-1726), fut avocat au Parlement et conseiller à la Cour des Monnaies de Lyon.