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oraison funebre de tres-haute et tres-puissante princesse anne de gonzague de cleves, princesse palatine Paris, Mabre-Cramoisy, 1685
Description
- Bossuet, Jacques Bénigne
- oraison funebre de tres-haute et tres-puissante princesse anne de gonzague de cleves, princesse palatineParis, Mabre-Cramoisy, 1685
tirage : un des quelques exemplaires sur papier fort.
illustration : 3 vignettes gravées sur cuivre, dont les armes de la princesse Palatine sur le titre et un bandeau de départ montrant son tombeau, et un cul-de-lampe.
reliure de l'époque. Maroquin noir, triple filet et armoiries centrales à froid aux armes de France, larmes dans les angles, répétées au dos, tranches marbrées.
Quelques égratignures. Coins et charnières un peu frottés.
Provenance
Literature
Saint-Simon, Mémoires, La Pléïade, I, p. 33, et VII, p. 265.
Catalogue Note
"Jamais plante ne fut cultivée avec plus de soin, ni ne se vit plûtost couronnée de fleurs & de fruits que la Princesse Anne." (p. 7)
Exemplaire de présent sur grand papier dans une reliure de deuil, aux armes, offert au duc du Maine, "cousin" malgré eux de Monsieur et de son épouse la princesse Palatine. En 1692, la comtesse dont Saint-Simon disait qu'elle "était d'une nation qui abhorrait la bâtardise et les mésalliances" (Mémoires), avait dû céder déjà son fils cinq ans auparavant à Mademoiselle de Blois, fille naturelle de Louis XIV et la duchesse de La Vallière. Elle avait échappé de très peu au mariage de sa fille avec le duc du Maine, fils naturel de Louis XIV et madame de Montespan, mariage réclamé au roi par madame de Maintenon, nourrice du duc du Maine. Le duc du Maine sera hissé au rang de prince du sang en 1718. La comtesse Palatine échappa à cette cérémonie scandaleuse.