- 91
L'Enfant à la cage France, vers 1770-80, d'après Jean-Baptiste Pigalle (1717-1785)
Description
- L'Enfant à la cage
- bronze à belle patine brune, les cheveux finement ciselés en amatie
- Haut 49 cm, larg. 31 cm, prof. 28 cm
- Height 19 1/4 in, width 12 1/4 in, depth 11 in
Literature
- S. Rocheblave, Jean-Baptiste Pigalle, Paris, 1919, pl. XXIX
- Zaretskaya, La Sculpture française des XVIIIe - XXe siècle à l''Ermitage, Saint Petersbourg, 1963, fig. 22 et 23.
- J. R. Gaborit, Jean-Baptiste Pigalle, 1714-1785, Sculptures du musée du Louvre, Paris, 1985, p. 89.
- N. Penny, Catalogue of European Sculpture in the Ashmolean Museum, vol. II: French and European Sculpture, Oxfored, 1992, p. 62-63, n° 298.
- B. Black, 'More than meets the eye : Pigalle's abandonnend project for the 'Enfant à la cage', dans Sculpture Journal, vol. X, 2003, p. 40-51.
Catalogue Note
C'est en 1749, que le financier Pâris de Montmartel, parrain de Madame de Pompadour, commande à Pigalle le portrait de son fils unique, le futur marquis de Brunoy, agé alors d'un an. Le marbre sera exposé au Salon en 1750 et trouvera sa place sur la cheminée de l'hôtel parisien du financier, comme l'illustre le tableau de Maurice Quentin de la Tour. L'inventaire après décès le mentionne toujours dans son salon en 1760. Le marbre passera ensuite dans la collection du marquis de Brunoy, et c'est lors de la vente de cette collection que Pigalle l'acquit le 2 décembre 1776, (n° 63) pour le conserver dans son atelier. En 1784, l'artiste reprend le modèle pour en créer un pendant, l'Enfant à l'oiseau et à la pomme en marbre (musée du Louvre).
C'est vraisemblablement dans les années 1770-80 que Pigalle realisera de son vivant des fontes en bronze de ces deux enfants, seul ou en paire. Déjà avant 1780, l'architecte Soufflot possédait un bronze de l'Enfant à la cage qui figurera dans la vente de sa collection le 20 novembre 1780, no 122, et reparut ensuite à la vente du comte de Merle du 1er mars 1784, no. 113 (aujourd'hui à l'Ashmolean Museum, Oxford, voir ci-dessous).
Réalisé sans doute du vivant de Pigalle, vers 1770-80, notre bronze est très proche de l'exemplaire d'Oxford. On y observe une surface finement ciselée en stries régulières, une très belle chevelure ciselée et traitée en amatie, des jointures de fonte visibles aux bras et aux jambes de l'enfant avec des bouchons de fonte, ainsi qu'une fixation au socle avec des tiges carrées anciennes, comme le bronze d'Oxford. Dans la vente Soufflot, le socle du bronze fut décrit comme suit '..socle carré à la gorge et à panneaux brettés en bronze doré'.
Reste à détérminer la provenance de notre bronze dans une des ventes du XVIIIe siècle dans lesquelles figuraient des Enfants à la cage seuls : il pourrait être identique au bronze de la vente Nogaret, du 18 mars 1782, n° 126, ou alors celui du 16 mars 1782 dans la vente Marigny. Un troisième Enfant, réalisé peut être juste avant la mort de Pigalle, est mentionné dans la vente Marin du 22 mars 1790, sous le n° 707.