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Pendule, sa console et son bas d'armoire en marqueterie d'écaille brune, laiton et placage d'ébène ornementation de bronze doré d'époque Louis XIV, le cadran et le mouvement signés GILBERT A PARIS
Description
- le cadran et le mouvement signés GILBERT A PARIS
- Haut. 213 cm, larg. 78 cm, prof. 33 cm
- Height 84 in, width 30 3/4 in, depth 13 in
Provenance
Probablement celle achetée aux environs de 1780 par Quentin Craufurd puis saisie pendant la Révolution, restituée en 1816.
Vente Craufurd, Paris, Novembre 1820, lot 458
Catalogue Note
Royaliste, ayant cherché à faire évader la Reine, il ne put avoir le salut qu’en traversant la Manche. Considéré comme émigré, ses biens furent alors saisis. Dans son hôtel fut inventorié : "Une pendule en marqueterie par Gilbert genre de Boul couronné par la figure du Tems élévé sur socle et double pieds le tout de même grandeur hauteur totalle 6 pieds 10 pouces larg 2 pieds…. ". Transportée au dépôt de Nesles, lieu qui servait à l’entreposage des objets d’art saisis aux émigrés, la pendule fut plus tard exposée au Musée du Louvre où Craufurd la réclama en 1816.
Lors du décès de Craufurd, en 1820, de nouveaux éléments nous sont communiqués : "un bas d’armoire servant de pied, fond écaille en incrustations d’ornemen en cuivre sur la face et les cotés, et autres ornemens dont un plaqué d’armoiries. Le dit meuble surmonté d’une pendule mouvement de Gilbert à paris … ". Ces armoiries devaient se trouver sur le panneau central où d’évidence un ornement est manquant. La meilleure description que l’on ait de cette pendule provient de la vente qui eut lieu après le décès du collectionneur :
De tous ces éléments, il peut être déduit que la pendule, sa console et son bas d’armoire avait une hauteur approximative comprise entre 220 cm et 232 cm. Cette différence avec la hauteur actuelle de 213 cm peut aisément s’expliquer par la transformation plus tardive du bas d’armoire.
Quentin Craufurd
Selon la préface de sa vente après décès, Quentin Craufurd, d’origine écossaise, naquit le 22 Septembre 1743. Il fit fortune au sein de la compagnie anglaise des Indes Orientales. Après un tour d’Europe en 1780, il s’installa à Paris dans un hôtel élégant où il entassa ses collections. Exilé pendant la Révolution mais de retour en France dès 1803, il acheta l’hôtel Matignon qu’il revendit à Talleyrand puis l’hôtel de la rue d’Anjou. Il acheta énormément sous l'Empire, notamment des tableaux dont le marché parisien était alors saturé. Au début de la Restauration, il se fit restituer les vestiges de sa collection saisie pendant la Révolution ; il décéda en 1820 et ses objets d'art furent dispersées peu après.
L’horloger Gilbert
La signature de Gilbert peut être identifié soit à Louis François Gilbert actif à Paris de 1734 à 1748 soit à Abraham Gilbert reçu maître horloger le 1er octobre 1725. Ce dernier demeurait place Dauphine. Il utilisait des boites estampillées des ébénistes Latz et Saint-Germain et possédait une clientèle de riches financiers. Il décéda en 1752.