Lot 138
  • 138

Jean-Baptiste Carpeaux,(Valenciennes 1827-Courbevoie 1875) Frère et soeur , vers 1871

Estimate
4,500 - 6,000 EUR
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Description

  • Jean-Baptiste Carpeaux
  • Frère et soeur
  • avec un cachet de cire rouge à l'aigle Impérial sur la terrasse
    PROPRIETE CARPEAUX ,
    et les restes de l'etiquette de la vente 3... 
  • esquisse en terre cuite
  • Haut 25,5 cm
  • Height 10 in
les cheveux attachés en un chignon, et coiffée d'un fichu, la fille est vêtue d'une robe à manches courtes; un chien à son côté, elle porte son petit frère, qui semble en pleurs, dans les bras; (ancienne restauration au cou de la fille, sa main droite manquante)

Provenance

- Vente Carpeaux, Paris, Hôtel Drouot, le 31 mai, 1er et 2 juin, 1894, lot 378
 - Vente Baudoin, Paris, le 30 mai 1919, adjugé 8200 Francs

Literature

Référence bibliographique:
- A. Hardy, A. Braunwald, Catalogue des peintures et sculptures de Jean-Baptiste Carpeaux à Valenciennes, cat. exp. Valenciennes, musée des Beaux Arts, 1978, nos. 39 (tableau), pl. 13 et 198.
- L. Clément-Carpeaux, La vérité sur l'oeuvre et la vie de J.-B. Carpeaux, t. I, Paris, 1934, p. 327-328.
- A. Richarme, M. Poletti, Jean-Baptiste Carpeaux sculpteur. Catalogue raisonné de l'oeuvre édité. Paris, 2003, p. 90 - 91.

Catalogue Note

Cette terre cuite figurait dans la vente de l'atelier Carpeaux de 1894, sous le lot 378, décrite comme 'Deux Orphelins'. Comme le lot suivant, elle a été acheté par un certain Monsieur Bailly.
C'est en 1871 que Carpeaux réalisa le plâtre de  Frère et Soeur' aujourd'hui au musée de Valenciennes. En 1872-73, il peint une grande toile avec le même sujet qui sera exposé en 1894 du vivant de l'artiste chez Durand Ruel. La fille du sculpteur, Louise Clément-Carpeaux nous décrit l'origine de ces oeuvres : 'Mon père ayant trouvé deux malheureux enfants affamés, il les recueille sous son toit... D'après ces enfants, il compose le groupe qu'il a appelé 'Frère et Soeur'. En outre..., il peint la blonde fillette couverte de haillons bleus, portant dans ses bras son petit frère gémissant; un caniche fidèle est à ses pieds. Le groupe, en tous points semblable à la statuette, se détache sur des pans de mur calcinés par l'incendie qui éclaire le ciel sombre. C'est la plus grande toile que devait peindre Carperaux... Elle a été exposé chez Durand Ruel du vivant de mon père...'