Lot 126
  • 126

Jean-Baptiste dit Auguste Clesinger,1814 - 1883 La Romaine Transtéverine , 1859

Estimate
15,000 - 20,000 EUR
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Description

  • Jean-Baptiste dit Auguste Clesinger
  • La Romaine Transtéverine
  • signé, daté et localisé
    J. CLESINGER
    ROME 1859

  • buste en marbre blanc,

  • Haut. 100 cm
  • height 39 1/2 in
les cheveux ondulés, attachés à l'arrière en un chignon, elle porte un collier de perles à pendentif en trois rangés autour du cou; au dessus de sa robe à décolletée carrée, elle porte un large manteau boutonné à l'avant

Literature

- S.Lami, Dictionnaire des Sculpteurs de l'Ecole Française au Dix-neuvième siècle, Paris 1914, (réed.) 1970, p. 400 - 401.
- E. Chatrousse, 'Les Statuaires Français à l'Exposition Universelle de Londres (1862)', dans l'Artiste , 15 septembre 1868, p. 123.
- W. Drost, U. Riechers, Charles Baudelaire La Sculpture au Salon de 1859. (Texte de la Revue française. Repr. part. édition commentée), Université Siegen, 1999, p. 59.

Catalogue Note

'Quel type heureux, que de grâce, de noblesse et de douceur dans cette belle tête ! Que l'agencement de tout le buste est simple et heureux ! L'execution est habile  ....(..). En somme c'est le buste le plus séduisant et de beaucoup le meilleur de tous les ouvrages de M. Clésinger.' 
Ainsi fut décrit le buste de la Romaine à l'Exposition Universelle de Londres en 1862. En effet, Clésinger avait une prédilection pour ces portraits de femme à l'italienne. Entre 1858 et 1861, il réalisa plusieurs bustes en marbre du même sujet intitulés la Romaine, la Napolitaine des Montagnes (Salon de 1859, n° 3148), la Femme du Transtévère (1860), la Rome moderne (Salon 1861, n°3244bis) dont une version appartient au musée d'Orsay (MI 43). Le buste présenté ici est sans doute de la Romaine Transtévérine présentée par Clésinger au Salon de 1859 sous le n° 3147. Le catalogue de l'exposition la mentionne comme appartenant à Monsieur Barbedienne. Le marbre a suscité un tel succés que Barbedienne l'a fait fondre en deux tailles en bronze, à partir de 1858. Une variante de notre Romaine est connue en bronze, portant un collier ornée d'une grande croix (Réduction Collas). 
Théophile Gautier fait l'éloge de la Romaine et la décrit comme 'une rare beauté. Ce sont des types magnifiques accusés avec une fierté superbe qui n'exclut ni la grâce ni la morbidesse; tout en gardant les lignes sévères, M. Clésinger sait assouplir le marbre et lui ôter sa froideur glaciale. L'ajustement des cheveux et de la coiffure est plein de goût et d'élégance.'