Lot 104
  • 104

Le Berger Pâris France, XIXe siècle, d'après un modèle de Nicolas-François Gillet (1709-1791)

Estimate
7,000 - 10,000 EUR
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Description

  • Le Berger Pâris
  • bronze à patine brun foncé,
  • Haut. 80 cm
  • Height 31 1/2 in
coiffé de son bonnet phrygien, le berger Pâris, debout et s'appuyant sur un tronc d'arbre derrière lui, tient à la main la pomme

Literature

Références bibliographiques:
- R. Wenley, French Bronzes in the Wallace Collection, Londres, 2002, p. 104 - 105.
- Cat. Sculpture Française, II, Renaissance et Temps Modernes, t. 1, Paris, 1998, p. 393.

Catalogue Note

C'est au Salon de 1757 (n° 139) que Nicolas François Gillet (1709-1791) expose son marbre du Berger Pâris, prêt à donner la pomme qui doit être le prix de la beauté comme morceau de réception à l'Académie Royale de peinture et de sculpture (aujourd'hui musée du Louvre). Le modèle en plâtre figurait déjà au Salon en 1755 (n° 160). Une version presque identique à notre bronze datant de 1840-60, à l'exception de la pomme dorée, est conservée à la Wallace collection de Londres (no. inv. S220).
L'histoire du Jugement de Pâris trouve sa source dans l'Illiade d'Homère :  Au noces de Pélée et Thétis sur l'Olympe, tous les dieux sont invités excepté évidemment Éris, déesse de la discorde. Pour se venger, elle leur envoie une pomme d'or sur laquelle est écrit: 'à la plus belle'. Trois déesses revendiquent alors la pomme, Athéna, Héra et Aphrodite. Afin de mettre un terme à la dispute entre les trois déesses, Hermès choisi Pâris, qui se trouvait au mont Ida à ce moment là, comme juge pour désigner la gagnante. Héra promet au jeune homme un royaume, Athéna la sagesse et la valeur guerrière, et Aphrodite, l'amour de la plus belle femme de Grèce. Pâris choisit Aphrodite, entraînant ainsi doublement la perte de sa famille et de sa patrie : d'abord, en enlevant Hélène de Sparte, prix promis par la déesse, ensuite, en s'attirant l'inimitié fatale des deux autres déesses, qui se montreront adversaires acharnées des Troyens.