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Important lustre à huit lumières en argent, probablement par Angelo Maria Gori, probablement Lucques (Lucca), ou Mantoue (Mantova), vers 1780
Description
- Haut. sans les chaînes 50 cm, diam. 56 cm ; 19.68 in. high without chains, 22.04 in. diam.
Condition
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Catalogue Note
Angelo Maria Gori appartient à une dynastie d'orfèvres de Lucques. Son père et son frère ainsi que son oncle étaient également orfèvres.
Né en 1734, il fut admis à travailler en 1753 mais ne put ouvrir son atelier qu'en 1764 à cause de ses mauvaises relations avec la corporation des orfèvres. Parmi les raisons de cette détérioration, la corporation l'accusa d'avoir tenu boutique avant d'avoir été reçu maître en profitant de l'enseigne de l'orfèvre Biagio Caturegli qui s'était retiré en raison de son âge. Il fut néanmoins chancelier de la corporation et de la compagnie de Saint-Eloi. Son atelier est toujours cité en 1795 mais, lors du recensement de 1808, Gori se reconnait "orefice inabile per l'età", c'est-à-dire incapable de poursuivre son métier en raison de son âge, (Antonella Capitanio, Orafi e Marchi Lucchesi, p.162).
Les poinçons étant assez peu lisibles, il est aussi possible que ce lustre soit insculpé des poinçons de Mantoue illustrés dans V. Donaver, R. Dabbene, Argenti Italiani del Settecento, n° 1239 et 1242. Cependant certaines différences apparaissent, comme l'anse de l'aiguière. On pourrait aussi voir dans le poinçon rond un lion faisant penser à celui de Saint-Marc.
Les lustres en argent profanes sont excessivement rares. D'après nos recherches, ce lustre constitue le seul exemple connu en orfèvrerie italienne.