Lot 44
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Important lustre à huit lumières en argent, probablement par Angelo Maria Gori, probablement Lucques (Lucca), ou Mantoue (Mantova), vers 1780

Estimate
55,000 - 75,000 EUR
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Description

  • Haut. sans les chaînes 50 cm, diam. 56 cm ; 19.68 in. high without chains, 22.04 in. diam.
la coupe ciselée de godrons, une pomme de pin dans la partie inférieure, appliquée de quatre bustes de femme tenant deux cornes d'abondance feuillagées servant de support à des binets, le couvercle également ciselé de canaux, la prise en forme de flammes

Condition

In overall good conditions. Usual dents and scratches. One small hole on one of the scrolls beside a woman buste. Sockets and nozzles probably later. Marks : legible on body, cover border, finial and chains. This chandelier has been electrified without being pierced. Nevertheless, at the four places where the chaines are attached to the body, small notches have been managed for the wire, but these are nearly invisible. Very attractive and rare piece, very good quality.
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Catalogue Note

Angelo Maria Gori  appartient à une dynastie d'orfèvres de Lucques. Son père  et son frère ainsi que son oncle étaient également orfèvres.
Né en 1734, il fut admis à travailler en 1753 mais ne put ouvrir son atelier qu'en 1764 à cause de ses mauvaises relations avec la corporation des orfèvres. Parmi les raisons de cette détérioration, la corporation l'accusa d'avoir tenu boutique avant d'avoir été reçu maître en profitant de l'enseigne de l'orfèvre Biagio Caturegli qui s'était retiré en raison de son âge. Il fut néanmoins chancelier de la corporation et de la compagnie de Saint-Eloi. Son atelier est toujours cité en 1795 mais, lors du recensement de 1808, Gori se reconnait "orefice inabile per l'età", c'est-à-dire incapable de poursuivre son métier en raison de son âge, (Antonella Capitanio, Orafi e Marchi Lucchesi, p.162).

Les poinçons étant assez peu lisibles, il est aussi possible que ce lustre soit insculpé des poinçons de Mantoue illustrés dans V. Donaver, R. Dabbene, Argenti Italiani del Settecento, n° 1239 et 1242. Cependant certaines différences apparaissent, comme l'anse de l'aiguière. On pourrait aussi voir dans le poinçon rond un lion faisant penser à celui de Saint-Marc.

Les lustres en argent profanes sont excessivement rares. D'après nos recherches, ce lustre constitue le seul exemple connu en orfèvrerie italienne.