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Pendulette de voyage en métal argenté dans son écrin, par Falize, Paris, vers 1900
Description
- Haut. avec la prise 17,5 cm ; 6.9 in. high with finial
Provenance
Transmise par héritage depuis le chanoine jusqu'à l'actuel propriétaire.
Catalogue Note
Le monogramme MR sur le couvercle est celui du chanoine Marius Auguste Richard (1855-1840), qui fut curé de l'église Saint-Pierre du Gros Caillou rue Saint-Dominique à Paris de 1904 à 1935. Son portrait, reproduit ici, est visible dans la sacristie de cette église.
A la disparition de Lucien Falize à 56 ans en 1897, ses trois fils lui succèdent sous le nom de Falize Frères. André, l'aîné, prend la direction de l'atelier, Jean s'occupe de la joaillerie et Pierre est peintre et émailleur. Lors de l'Exposition Universelle de 1900, Falize Frères obtient un Grand Prix dans les sections Orfèvrerie et Bijouterie-Joaillerie.
André Falize, après avoir fait HEC, effectue son apprentissage chez le maître-orfèvre Bossard à Lucerne, spécialiste incontesté de l'orfèvrerie de style Renaissance. Doté d'une très forte personnalité, André Falize affiche une fierté peu égalée. Ainsi, n'ayant jamais acheté de billet de train, il répond toujours sans encombre au contrôleur : Je suis André Falize maître-joaillier. Il fut président de la Société Protectice des Animaux, créa la Ligue de Protection du Cheval et s'engagea résolument contre la tauromachie et la chasse. En 1906, la république du Pérou lui commande une horloge, la pendule Uranie, destinée au roi Alphonse XIII d'Espagne. Il se marie tardivement en 1920 et rédige lui-même le sermon du prêtre. Parmi les invités on peut citer trois maréchaux : Foch, Lyautey et Pétain. Mais à partir de 1925, la maison Falize connait de graves troubles financiers et lorsqu' André Falize disparait en 1936, la maison Falize ne lui survit pas.
Pour une pendule en vermeil par Falize en forme de ruche, voir Sotheby's Paris, 14 juin 2002, n° 75.