Lot 26
  • 26

Serge Poliakoff

Estimate
400,000 - 600,000 EUR
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Description

  • Serge Poliakoff
  • Composition Abstraite Dominante Rouge
  • signé et daté 53 VII
  • huile sur toile
  • 116 x 89 cm; 45½ x 35 in.
  • Exécuté en 1953.

Provenance

Collection Prince Igor Troubetzkoy, Paris
Collection particulière, Genève

Exhibited

Sao Polo, Musée d'Art Moderne de Sao Polo, III Biennale, 1955
Munich, Moderne Galerie Otto Stangl, Serge Poliakoff, 1957
Milan, Galleria Del Naviglio, Serge Poliakoff, 1966

Literature

Michel Ragon, Serge Poliakoff, Paris, 1956, p.22 illustré
Dora Vallier, Serge Poliakoff, Paris, 1963, p.63 illustré
Alexis Poliakoff, Serge Poliakoff, Catalogue Raisonné volume1 Paris, 2005, p.462, n° 5378 illustré en couleur
Gérard Durozoi, Serge Poliakoff, Monographie volume1, Paris, 2005, p.87, n° 75 illustré en couleur

Catalogue Note

Lors de sa première rencontre avec un tableau de Poliakoff, le Prince Igor Troubetzkoy déclara avoir ressenti une impression de mystère et de silence.

Un tableau dit-il livre mieux que n’importe quel acte le caractère de son auteur.

Après ce premier contact, il désira rencontrer le peintre. C’est ainsi qu’il se lia d’amitié avec Serge Poliakoff, Russe comme lui établi à Paris depuis 1918.

Composition Abstraite Dominante Rouge, tableau peint en 1953, année de la rencontre de Poliakoff avec Troubetzkoy témoigne d’une évolution dans le travail de Poliakoff.

En 1952, Serge Poliakoff découvre le Suprématisme et le travail de Kasimir Malevitch. Cette découverte va influencer Poliakoff qui va progressivement épurer son langage pictural.

Poliakoff concentre ses expérimentations et son travail sur la recherche de la  synthèse parfaite entre la forme et la couleur.

Les formes géométriques du tableau semblent découpées avec une certaine rudesse dans des feuilles de métal et s’imbriquer les unes aux autres pour créer un patchwork de couleurs flamboyantes, chaudes et sourdes.

Radical dans  ses recherches chromatiques, Poliakoff refuse les couleurs vendues en tube, il broie lui-même ses couleurs, dose ses diluants, se mettant ainsi à disposition une palette chromatique d’une richesse absolue.

Dans ses recherches de nouvelles tonalités et nuances, il insiste également sur  l’idée d’une certaine matérialité de la couleur. Poliakoff ne se contente pas de juxtaposer des couleurs, il les superpose.

Sur l’entière étendue d’une forme, la couleur que l’on voit est sous tendue par une autre qui imperceptiblement agit, qui peut la concentrer ou l’alléger. Poliakoff sculpte ses toiles.

Sa technique très brossée révèle, ici, une force matérielle ; la toile résonne de par sa profondeur et sa densité expressive