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Ecole française du XVIIe siècle Portrait de François Rabelais [vers 1630]
Description
- [Rabelais, François]
- Ecole française du XVIIe sièclePortrait de François Rabelais[vers 1630]
Literature
Catalogue Note
Rare portrait à l'huile ancien de Rabelais, peint d'après le fameux portrait gravé de Michel Lasne pour l'édition des Œuvres de Rabelais de 1626. Selon toute vraisemblance, ce portrait a été peint dans la première moitié du XVIIe siècle. Rabelais est représenté en buste de face, légèrement tourné vers la gauche, couvert du bonnet carré de médecin à quatre pointes et vêtu d'un habit foncé à col de fourrure laissant apercevoir un pli de lingerie blanche ; son visage et son expression sont très proches du portrait de Rabelais appartenant au Musée du château et des Trianons à Versailles (numéro 4 026), également peint au XVIIe siècle. Mis à part le profil gravé en médaillon de l'édition Jean Martin à Lyon de 1569 (repris dans l'édition Estiart deux ans plus tard), aucun portrait de Rabelais ne nous est parvenu du XVIe siècle : " C'est à peine si nous soupçonnons l'existence avant 1578 d'un tableau conservé à Nancy chez le médecin du duc de Lorraine, Antoine le Poix. Encore les chances sont-elles grandes pour que cette toile, dont toute trace est aujourd'hui perdue, ait représenté notre auteur avec la déformation de Ronsard et de la Pléiade, c'est-à-dire sous les traits d'un ivrogne et d'un riboteur. " (Clouzot).
Le XVIIe siècle, au contraire, voit naître l'iconographie de Rabelais par le portrait gravé en 1601 dans la grande planche des Pourtraicts de plusieurs hommes illustres qui ont figuré en France depuis l'an 1500 jusqu'à présent, connue sous le nom de Chronologie collée. Si l'on ignore quelle peinture a pu guider le graveur, ce portrait allait fixer les traits essentiels de l'iconographie rabelaisienne au XVIIe siècle, avec le col de fourrure et « l'inévitable pli de linge ». À la fin du XVIIe siècle, Jean Bernier détailla les principaux portraits connus de Rabelais : celui du duc d'Orléans à Saint-Cloud, celui de Guy Patin, ceux de Montpellier et de Chinon.