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Lot 293
  • 293

4 lettres autographes signées à Julien Levy. Mexico, 28 septembre 1940 - 20 septembre 1941.

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Description

  • Paalen, Wolfgang
  • 4 lettres autographes signées à Julien Levy. Mexico, 28 septembre 1940 - 20 septembre 1941.
Il recommande l'artiste mexicaine "Cordelia de Montoya qui aimerait vous montrer son oeuvre". Il lui laisse le tableau Toison d'or, "mais ne le vendez pas à moins de $ 300". Il confie qu'il a "eu beaucoup d'ennuis ce dernier temps". "Alice a été très malade (...) j'ai étais ravi de revoir Matta et sa femme et leurs amis. Vous seriez bien gentil de bien vouloir laisser choisir Breton entre les tableaux et dessins que vous avez de moi ce qui lui plairait pour son appartement à New York."
La lettre du 20 septembre 1941 est la plus complète : "Les derniers mois se sont passés pour moi dans une vraie ivresse de peinture et je crois que cette crise qui me déprimait tellement pendant mon séjour à New York, a abouti à un épanouissement qui me fait entrevoir un nouveau monde en peinture. C'est très différent de tout ce que vous connaissez de moi." Il lui demande de confirmer la rumeur selon laquelle Julien Levy fermerait sa galerie. Il lui donne surtout des nouvelles des surréalistes restés en Europe : "Vous vous imaginez combien nous étions heureux de savoir la plupart de nos amis sauvés en Amérique. Je viens de recevoir une lettre de Valentine Penrose qui me raconte que Roland Penrose a reçu tout récemment un télégramme disant que Picasso et Eluard allaient bien, que Mesens est à Londres. Alice était ravi que vous aimiez son livre [Noir animal]..." (Mexico, 28 septembre 1940 - 20 septembre 1941, 5 p. in-4). 

Catalogue Note

Réfugié au Mexique à partir de 1939, le peintre autrichien Wolfgang Paalen (1905-1959) y organisa la première exposition surréaliste. Vers 1937, Wolfgang Paalen invente le procédé du « fumage » qui, à partir des traces de fumée produite par la flamme d'une bougie sur la surface d'une feuille de papier ou d'une toile fraîchement peinte, permet l'interprétation, ou la suggestion, d'autant d'images involontaires, d'un modelé vibrant et d'un noir velouté. Avec ce procédé, Paalen réalise ses tableaux les plus spectaculaires : Paysage médusé (1938), Combats des princes saturniens, III (1939). André Breton verra dans ces « figures démesurées d'un théâtre d'ombre, [les] boucles à perte de vue de la femme aimée dans les ténèbres... » Paalen se suicide en 1959.