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Lettre autographe signée en russe. Gunterstal (Allemagne), 5 octobre 1925.
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Description
- Gorki, Maxime
- Lettre autographe signée en russe. Gunterstal (Allemagne), 5 octobre 1925.
Lettre autographe en russe, signée "Pechkov", à l'éditeur Zinoviev Isaachovitch Grjebin, sur la crise de l'édition en Union Soviétique et l'exode des lecteurs :
"La situation me paraît inextricable. C'est impossible de travailler en Allemagne (...) et d'une manière générale, je ne vois pas dans quel pays on pourrait en ce moment organiser d'une manière stable l'affaire des éditions russes. On peut envisager seulement les éditions artistiques qui peuvent être vendues aux étrangers ; la quantité de lecteurs russes doit diminuer en raison du manque de leur possibilité d'achat et de leur exode hors de la Russie, en Europe, en Amérique. Maintenant les gens s'en vont même en Hindoustan. Ne vous laisseront-ils pas travailler en Russie ; voilà la question (...) Très triste. On n'a même pas envie d'écrire" (Gunterstal, 5 octobre 1925, 1 p. in-4).
Restaurations à l'adhésif.
joint : une carte postale au portrait de Gorki.
"La situation me paraît inextricable. C'est impossible de travailler en Allemagne (...) et d'une manière générale, je ne vois pas dans quel pays on pourrait en ce moment organiser d'une manière stable l'affaire des éditions russes. On peut envisager seulement les éditions artistiques qui peuvent être vendues aux étrangers ; la quantité de lecteurs russes doit diminuer en raison du manque de leur possibilité d'achat et de leur exode hors de la Russie, en Europe, en Amérique. Maintenant les gens s'en vont même en Hindoustan. Ne vous laisseront-ils pas travailler en Russie ; voilà la question (...) Très triste. On n'a même pas envie d'écrire" (Gunterstal, 5 octobre 1925, 1 p. in-4).
Restaurations à l'adhésif.
joint : une carte postale au portrait de Gorki.
Catalogue Note
De son vrai nom Alexis Pechkov, Maxime Gorki (1868-1936) adhère très tôt aux thèses marxistes. En 1895, le succès de Tchelkach, paru dans une revue de Saint-Petersbourg fut immédiat. Par ce récit empathique sur la vie laborieuse, Gorki initia un genre littéraire qui l'établit comme le porte-parole des classes populaires. A l'aube du nouveau siècle, il se tourna vers l'écriture de pièces et de romans traitant de la montée du capitalisme russe. Il fit don de la majorité des ses revenus au parti bolchevique et fut arrêté en 1905 pour ses idées révolutionnaires. Il quitta alors la Russie et vécut en exil jusqu'à l'amnistie de 1913. De retour, il soutiendra Lénine, mais s'élevera ensuite contre la prise dictatoriale de 1917.
Ses désillusions successives face à l'Union Soviétique l'incitent à émigrer en Italie de 1921 à 1928. Il retourne dans son pays natal en 1928 où il est accueilli triomphalement par Staline, qui le nomme président de l'Union des écrivains soviétiques. Malgré cette consécration, il est constamment déchiré entre sa fidélité au bolchevisme et ses idées sur la liberté indispensable aux artistes.
En russe, "Gorki" veut dire "amer".
Ses désillusions successives face à l'Union Soviétique l'incitent à émigrer en Italie de 1921 à 1928. Il retourne dans son pays natal en 1928 où il est accueilli triomphalement par Staline, qui le nomme président de l'Union des écrivains soviétiques. Malgré cette consécration, il est constamment déchiré entre sa fidélité au bolchevisme et ses idées sur la liberté indispensable aux artistes.
En russe, "Gorki" veut dire "amer".