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[contrat d'édition pour illusion perdues] Paris, 24 décembre 1838
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Description
- Balzac, Honoré de
- [contrat d'édition pour illusion perdues]Paris, 24 décembre 1838
Contrat d'édition, corrigé et signé sept fois par Balzac avec son éditeur Hippolyte Souverain (Paris, 24 décembre 1838, 2 pages grand in-8, sur papier vergé au filigrane "Timbre Royal").
Balzac a signé sept fois : trois fois avec son nom complet, quatre avec ses initiales. Il a par ailleurs fait l'ajout autographe suivant : "il est également convenu que l'époque de la livraison du manuscrit d'Un grand homme de province à Paris [deuxième partie d'Illusions perdues] sera reportée au quinze janvier prochain".
Balzac a signé sept fois : trois fois avec son nom complet, quatre avec ses initiales. Il a par ailleurs fait l'ajout autographe suivant : "il est également convenu que l'époque de la livraison du manuscrit d'Un grand homme de province à Paris [deuxième partie d'Illusions perdues] sera reportée au quinze janvier prochain".
Provenance
Archives de l'éditeur Hippolyte Souverain.
Catalogue Note
Précieux contrat d'édition de Balzac passé un soir de Noël avec son nouvel éditeur Hippolyte Souverain, amendant ceux du 13 novembre et 16 décembre 1838, pour la publication d' Une Fille d'Eve, de Massimilla Doni, de Gambara et du Cabinet des Antiques. Il est également fait mention de la deuxième partie d'Illusions perdues et de Soeur Marie des anges, roman plusieurs fois annoncé par l'écrivain et qu'il n'acheva jamais.
Ces publications marquent le commencement véritable de l'idée de la Comédie humaine : dans la préface de l'édition Souverain en 1839 d'Une fille d'Eve et de Massimilla Doni, publiés ensemble mais en volume séparé, Balzac explique qu'il a choisi pour sujet la société française dont il ne veut pas être le juge mais l'historien.
Massimilla Doni et Gambara sont les deux oeuvres les plus importantes pour connaître les idées de Balzac sur la musique.
Mais le titre capital est bien sûr celui de la deuxième partie des Illusions perdues, de loin la plus importante : Un grand homme de province à Paris, publié en juin 1839, dans lequel Balzac dépeint ses propres déboires de provincial sous les traits de Lucien de Rubempré, dans le milieu parisien des journalistes, des libraires et des auteurs. Balzac mit six ans à achever Illusions perdues (1837-1843), négociant avec son éditeur plusieurs délais en échange de textes moins difficiles à livrer car plus courts.
C'est en juin 1839, lorsque sont publiés tous les textes mentionnés dans ce contrat, que Balzac écrit pour la première fois le titre général de son oeuvre : La Comédie humaine.
Ce contrat est retranscrit dans la Correspondance générale de Balzac, tome II, p. 495-497. Il y eut deux copies de ce contrat ; la copie appartenant à Balzac figure dans la collection Lovenjoul, A. 269, fol. 45. La présente copie provient des archives de l'éditeur Souverain, dont la vente eut lieu à Paris le 20 juin 1957.
Ces publications marquent le commencement véritable de l'idée de la Comédie humaine : dans la préface de l'édition Souverain en 1839 d'Une fille d'Eve et de Massimilla Doni, publiés ensemble mais en volume séparé, Balzac explique qu'il a choisi pour sujet la société française dont il ne veut pas être le juge mais l'historien.
Massimilla Doni et Gambara sont les deux oeuvres les plus importantes pour connaître les idées de Balzac sur la musique.
Mais le titre capital est bien sûr celui de la deuxième partie des Illusions perdues, de loin la plus importante : Un grand homme de province à Paris, publié en juin 1839, dans lequel Balzac dépeint ses propres déboires de provincial sous les traits de Lucien de Rubempré, dans le milieu parisien des journalistes, des libraires et des auteurs. Balzac mit six ans à achever Illusions perdues (1837-1843), négociant avec son éditeur plusieurs délais en échange de textes moins difficiles à livrer car plus courts.
C'est en juin 1839, lorsque sont publiés tous les textes mentionnés dans ce contrat, que Balzac écrit pour la première fois le titre général de son oeuvre : La Comédie humaine.
Ce contrat est retranscrit dans la Correspondance générale de Balzac, tome II, p. 495-497. Il y eut deux copies de ce contrat ; la copie appartenant à Balzac figure dans la collection Lovenjoul, A. 269, fol. 45. La présente copie provient des archives de l'éditeur Souverain, dont la vente eut lieu à Paris le 20 juin 1957.