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quatre lettres signées à giorgio vitali Gênes, 3 juin-9 juillet 1823
Description
- Byron, George Gordon Noel, Lord
- quatre lettres signées à giorgio vitaliGênes, 3 juin-9 juillet 1823
- Lettre signée "N.B."du 10 juin 1823 : Faute de vent et pour d'autres raisons, Byron est obligé de différer son départ de Gênes jusqu'au 14 juin. On lui a conseillé de ne pas jeter l'ancre à Livourne. Il demande à Vitali de s'arranger avec le "Signor Browne" pour qu'il lui fournisse un bateau de petite taille pour rejoindre son embarcation. Il envoie ses salutations et son soutien aux compatriotes de son correspondant (1 p. in-4, adresse au dos).
- Lettre signée "Noel Byron Pair d'Angleterre" avec souscription autographe "La prego salutare e ringraziare distintamente dalla parte mia il Sr Constantin Mavrogordato", du 30 juin. Byron ne peut pas partir de Gênes pour la Grèce avec son correspondant, comme celui-ci le lui a proposé. Il a l'intention de partir seulement le 10 juillet et propose à Vitali de venir le rejoindre à Gênes ou d'attendre à Livourne que Byron vienne le chercher. ll lui demande de l'avertir au plus vite de sa décision et de continuer à le tenir informé de la situation en Grèce. Il lui demande enfin de remercier spécialement Constantin Mavrogordatos (1 p. in-4, adresse au dos).
- Lettre signée "Noel Byron Pair d'Angleterre" du 7 juillet. Byron partira le 12 juillet de Gênes et ne peut pas retarder son voyage par la visite prévue à "l'Archevêque" grec Ignace d'Arte en exil à Pise. Toutefois, Byron accepte d'être en charge de toute mission que voudra lui confier l'Archevêque. Il attend enfin que les choses sérieuses commencent : "Agisco che il momento del forte conflitto è giunto" (1 p. in-4, adresse au dos).
- Lettre signée "N.B." du 12 juillet. Pour ne pas perdre de temps, Byron ne s'arrêtera à Livourne que pour y embarquer à son bord Vitali ainsi qu'un gentleman anglais (1 p. in-4, adresse au dos).
Literature
Catalogue Note
Ces lettres sont vraisemblablement inédites et ne figurent pas dans Byron's Letters and Journals, edited by Leslie A. Marchand, 11 volumes, 1980.
En 1821, après la noyade en mer de son ami et poète Shelley à Livourne, Byron déménagea à Gênes. Il fut alors approché par un émissaire de la Philhellene London Greek Society pour venir en aide au peuple grec qui s'était soulevé contre les Turcs dans l'espoir d'obtenir leur indépendance. Il partit avec Pietro Gamba, Trelawny, un jeune médecin italien et cinq serviteurs pour l'île de Céphalonie sur un brick affrété à ses frais. Voyant les Grecs divisés en factions irréconciliables, il demeura quatre mois dans l'île, agissant au mieux pour le comité, secourant les réfugiés, donnant 4 000 livres au gouvernement grec légal pour l'entretien de la flotte. Finalement, reconnaissant dans le prince Mavrokordátos le « Washington » de la Grèce, il décida de le rejoindre sur le continent et débarqua à Missolonghi le 4 janvier 1824. Il contracta la fièvre des marais, mourut à Missolonghi le 19 avril 1824, à l'âge de 36 ans et fut pleuré par toute la jeunesse d'Europe.