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statue fétiche, Songye, République démocratique du Congo
Description
- Songye
- statue fétiche
- haut. 131 cm
- 39 3/4 in
Provenance
Jacques Blanckaert, Bruxelles
Michel Gaud, Saint-Tropez
Sotheby's, Londres, 29 novembre 1993, n°131
Literature
Reproduite dans:
Neyt, Songye, la redoutable statuaire Songye d'Afrique centrale, 2004 : 177, n° 140
Exposée et reproduite dans:
La rencontre du ciel et de la terre, Cannes, 1990 : 42, n° 106
Condition
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Catalogue Note
Dans son ouvrage consacré à La redoutable statuaire Songye d'Afrique Centrale, François Neyt attribue cette statue nkisi aux styles des Kalebwe ya Ntambwe, situés dans la région de Tshofa, au centre du pays Songye.
Elle se distingue par la très rare asymétrie dans le traitement des yeux et le léger mouvement imprimé par la tête et les jambes. Ces traits traduisent "toute la force et la puissance cosmique accumulée sur l'ancêtre stylisé" (idem : 326) - caractérisant le style de la région nucléaire de Tshofa.
Les statues mankisi (sing. nkisi), médiateurs entre les esprits et les hommes, étaient réalisées à la fois pour guérir, protéger, apporter chance et fécondité. Tandis que celles de petite dimension étaient réservées à un usage personnel, les statues de grande taille, comme ici, étaient destinées à protéger l'ensemble de la communauté, souvent pendant plusieurs générations. Pour les Songye, leur valeur réside avant tout dans l'efficacité des composantes magiques - placées ici dans le nombril et dans la corne. Le nkisi communautaire était conservé dans un sanctuaire particulier situé au centre du village, et placé sous la protection d'un gardien, censé traduire les messages du nkisi sous l'emprise de la possession médiumnique (Hersak, 1986 : 132).