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Statue de roi, Kuba, République Démocratique du Congo
Description
- Kuba
- Statue de roi
- haut. 64 cm
- 25 in
Provenance
Acquise par Hans Röthlingshöfer, auprès de Frans Olbrecht avant 1950
Ancienne collection Hans Röthlingshöfer, Bâle
Adrian Schlag, Cologne
Literature
Reproduite et exposée dans :
Afrika/Die Kunst der Könige, 2004 : 22, catalogue de l'exposition, Museum Haus der Völker, Schwaz/Tirol, Autriche, 3 janvier - 2 mai 2004
Catalogue Note
Ami de Frans Olbrecht, Hans Röthlingshöfer avait acquis auprès de lui, à partir de 1946, plusieurs pièces importantes, dont cette statue de roi Kuba (acquise avant 1950). Elle était entrée dans la collection d'Olbrecht après l'exposition organisée à Anvers en 1937 - rassemblant 17 statues de rois Kuba - ce qui explique qu'elle n'y figura point. Conservée à Bâle dans la collection de Hans Röthlingshöfer, elle resta inédite jusqu'à sa publication en 2004 dans le catalogue de l'exposition Afrika/Die Kunst der Könige, au Museum Haus der Völker.
Les statues ndop sont les portraits idéalisés des rois - chefs suprêmes appelés nyim - qui ont régné sur le royaume historique des Kuba depuis le XVIIe siècle. Selon Cornet (1982), la statue la plus ancienne conservée serait celle du nyim Misha mi-Shyaang a Mbul, dont le règne remonte au début du XVIIIe siècle. Peu de statues ndop ont été répertoriées et conservées. En 1937, Olbrecht en rassembla 17 lors de la fameuse exposition qu'il organisa au musée ethnographique d'Anvers, attribuant neuf d'entre elles à des rois différents. En 1982, Cornet en identifia 20.
Depuis le début du XXe siècle, les chercheurs ont émis des hypothèses différentes, tant sur la fonction de ces statues que sur leur datation. Selon Vansina (1972), ces statues remplissaient différentes fonctions, tant du vivant du monarque (favoriser la fécondité des épouses, aider au bon déroulement des naissances), qu’après sa mort, où elles devenaient des statues commémoratives que l'on exposait lors des grandes occasions. A cette thèse, Cornet (1982 : 58) oppose qu'elles étaient avant tout des statues commémoratives, réalisées après la mort du roi. Ainsi, "le caractère posthume des ndop est d'une grande conséquence pour les supputations chronologiques; [certaines] ont pu être commandées par un seul et même roi pour combler les lacunes laissées par un prédécesseur" (idem).
Le tambour ayant été choisi comme symbole par plusieurs rois Kuba, il nous est impossible, à l'heure actuelle, d'identifier le roi portraituré ici. Cependant, sa grande qualité de sculpture et sa patine profonde attestent une ancienneté centenaire.
A Kuba figure of a king, Democratic Republic of the Congo
From 1946 onwards, Hans Röthlingshöfer acquired several important pieces, including the offered figure of a Kuba king (1950) from his friend Frans Olbrecht. The figure entered the Olbrecht Collection after the 1937 exhibition of seventeen figures of Kuba kings in Antwerp, explaining why this particular figure was not shown on that occasion. Whilst in the Röthlingshöfer Collection, the figure was not widely known until it was published in 2004 in the catalogue of the exhibition Afrika/Die Kunst der Könige at the Haus der Völker Museum.
Ndop figures are idealised portraits of kings – supreme chieftains called nyim – who reigned over the historic kingdom of the Kuba from the 17th century. According to Cornet (1982), the oldest surviving figure is that of the nyim Misha mi-Shyaang a Mbul, whose reign goes back to the early 18th century. Few figures have been documented and preserved. In 1937, Olbrecht brought together seventeen such pieces during the famous exhibition he organised at the Ethnographical Museum of Antwerp, identifying nine of them as specific kings. In 1982, Cornet identified twenty kings in his study.
Since the beginning of the 20th century, researchers have submitted various theories, both on the function of these statues and on their dating. According to Vansina (1972), these statues fulfilled different functions, during the lifetime of the monarch (to favour the fertility of his wives and facilitate births), and after they died, when they became commemorative statues which were exhibited during important occasions. Cornet (1982: 58) rejected this hypothesis, asserting that they were, first and foremost, commemorative statues made after the death of the king. Thus, the “posthumous nature of the ndop has a significant consequence on chronological calculations; [some of them] may have been ordered by one and the same king to bridge gaps left by a predecessor" (idem).
Since several Kuba kings chose the drum as their emblem and it is therefore impossible to identify the king portrayed here.