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Beau et rare diadème, Nuku Hiva, îles Marquises, Polynésie
A FINE NUKU HIVA DIADEM MARQUESAS ISLANDS, POLYNESIA
Estimate
20,00030,000
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Beau et rare diadème, Nuku Hiva, îles Marquises, Polynésie
A FINE NUKU HIVA DIADEM MARQUESAS ISLANDS, POLYNESIA
Estimate
20,00030,000
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Details & Cataloguing

African and Oceanic Art Session I: Various Owners Session II: Andreas and Kathrin Lindner collection; Greub Collection

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Paris

Beau et rare diadème, Nuku Hiva, îles Marquises, Polynésie
A FINE NUKU HIVA DIADEM MARQUESAS ISLANDS, POLYNESIA
pa'e kaha, composé de sept écailles de tortue et de huit plaques étroites de coquilles de triton, disposées en alternance sur un bandeau en fibres de coco finement tressées. Ce dernier, aux extrémités ornées d'une plaque en nacre à décor d'écaille ajouré, est entièrement recouvert de petits boutons en nacre et en céramique européenne, fixés par un motif de fleurette en écaille. Les plaques de triton, légèrement incurvées, sont délicatement polies et celles en écaille très finement gravées de motifs de tiki. Deux petits anneaux en fibres permettaient d'attacher le diadème à des cordons. Un numéro d'inventaire est peint sur la partie interne de la couronne. Couleur ambrée de l'écaille, translucide par endroits ; belle patine laiteuse des coquillages.
diam. 23,5 cm
9 1/4 in
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Provenance

Ancienne collection Harry G. Beasley (1881-1939), Cranmore Ethnographical  Museum, Chislehurst, Kent, Angleterre
Sotheby's, New York, 5 mai 1997, lot n° 143
Collection Baudouin de Grunne, Bruxelles

Catalogue Note

Les diadèmes pa'e kaha, rares, étaient portés par les guerriers et certains chefs. En 1873, le père Chaulet (cité par Ottino-Garanger, 2002 : 70, note 26) précisait : "le pae kaha est une sorte de diadème en écaille de tortue. Pour la travailler, ils l'enveloppaient dans des feuilles de noni et la chauffaient sur le feu. Cet ornement est rare et très estimé par les indigènes. Il était porté par les chefs et les cheffesses les jours de fêtes (plus particulièrement dans le groupe sud)". Un dessin au fusain par Fauque de Jonquières (1880, musée des Beaux-Arts de Chartres, reproduit dans Ottino-Garanger, idem : 53) montre un guerrier marquisien portant ce type de coiffe en visière, les plaques tournées vers le visage et attachées à l'arrière par un cordon noué. Cependant, d'après Meyer (1995 : 500), "la conception et la construction de cet objet montre qu'il était bien destiné à l'origine pour être porté les plaques en haut, s'évasant comme une couronne, les tiki se tenant en position normale".

La plupart des diadèmes référencés (avec ou sans boutons cousus sur le bandeau en fibre de coco) sont aujourd'hui conservés dans des musées. 
cf. Kjellgren et Ivory (idem : 67, n°30 et n°31), pour ceux conservés à l'Indiana University Art Museum de Bloomington et au Metropolitan Museum de New York ; Panoff (1995 : 53, n° 56) pour celui du musée du quai Branly; et enfin Meyer (1995 : 500, n°571) pour l'exemplaire du musée des Beaux-Arts de Chartres. 

Ce diadème se distingue par son ancienneté (collecté vraisemblablement dans la première moitié du XIXe siècle) et la très belle qualité de la gravure.

African and Oceanic Art Session I: Various Owners Session II: Andreas and Kathrin Lindner collection; Greub Collection

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Paris