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Beau et rare diadème, Nuku Hiva, îles Marquises, Polynésie
Description
- Beau et rare diadème, Nuku Hiva, îles Marquises
- diam. 23,5 cm
- 9 1/4 in
Provenance
Ancienne collection Harry G. Beasley (1881-1939), Cranmore Ethnographical Museum, Chislehurst, Kent, Angleterre
Sotheby's, New York, 5 mai 1997, lot n° 143
Collection Baudouin de Grunne, Bruxelles
Catalogue Note
Les diadèmes pa'e kaha, rares, étaient portés par les guerriers et certains chefs. En 1873, le père Chaulet (cité par Ottino-Garanger, 2002 : 70, note 26) précisait : "le pae kaha est une sorte de diadème en écaille de tortue. Pour la travailler, ils l'enveloppaient dans des feuilles de noni et la chauffaient sur le feu. Cet ornement est rare et très estimé par les indigènes. Il était porté par les chefs et les cheffesses les jours de fêtes (plus particulièrement dans le groupe sud)". Un dessin au fusain par Fauque de Jonquières (1880, musée des Beaux-Arts de Chartres, reproduit dans Ottino-Garanger, idem : 53) montre un guerrier marquisien portant ce type de coiffe en visière, les plaques tournées vers le visage et attachées à l'arrière par un cordon noué. Cependant, d'après Meyer (1995 : 500), "la conception et la construction de cet objet montre qu'il était bien destiné à l'origine pour être porté les plaques en haut, s'évasant comme une couronne, les tiki se tenant en position normale".
La plupart des diadèmes référencés (avec ou sans boutons cousus sur le bandeau en fibre de coco) sont aujourd'hui conservés dans des musées.
cf. Kjellgren et Ivory (idem : 67, n°30 et n°31), pour ceux conservés à l'Indiana University Art Museum de Bloomington et au Metropolitan Museum de New York ; Panoff (1995 : 53, n° 56) pour celui du musée du quai Branly; et enfin Meyer (1995 : 500, n°571) pour l'exemplaire du musée des Beaux-Arts de Chartres.
Ce diadème se distingue par son ancienneté (collecté vraisemblablement dans la première moitié du XIXe siècle) et la très belle qualité de la gravure.