Lot 189
  • 189

Coiffe de fiancée, groupe Iatmul, Moyen Sépik, Papouasie Nouvelle-Guinée

Estimate
4,000 - 6,000 EUR
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Description

  • Coiffe de fiancée, groupe Iatmul, Moyen Sépik
  • Long. 66 cm
  • 26 in
ambusab, en résille de fibres végétales tressées et cousues de coquillages nassa, formée d'un bonnet se prolongeant dans le dos par une traine. La résille est composée d'un réseau de bandes reliées entre elles dessinant des motifs de chevrons, l'extrémité stylisant une tête de crocodile. Traces de pigments rouges. Belle patine brun rouge à l'intérieur de la coiffe.

Provenance

Ancienne collection Arthur Speyer (1894-1958), Berlin

 

Literature

Reproduite et exposée dans : 
Greub, Kunst am Sepik, 1985 : 182, n°23, catalogue de l'exposition, Tribal Art Center, Basel, 1985-1988

Catalogue Note

Cette coiffe cérémonielle, ornée à l'origine de plumes, était portée par la fiancée lorsqu'elle entrait pour la première fois dans la maison de son futur époux. Parures de prestige réservées à l'aînée d'une fratrie, les coiffes de ce type - composées de précieux coquillages - sont considérées comme la dot offerte par la famille de la future épouse (cf. Heermann in Peltier, 2006 : 437, n°152 à propos d'une coiffe similaire conservée au musée Barbier-Mueller). Les coiffes ambusab sont également portées par les hommes lors de rituels où l'on représente une ancêtre habillée en fiancée. D'après Heermann (idem), la tête de crocodile qui termine cette coiffe de fiancée peut être interprétée comme un emblème clanique, tout comme sa forme générale qui symbolise le crocodile mythique primordial.
Un autre exemplaire décoré de coquillages cauris et nassa, se terminant par une tête de crocodile, est conservé au Linden-Museum de Stuttgart (Heermann et Menter, 1990 : 76, n°23).