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Beau et ancien masque , Fang, Gabon
Description
- Fang
- Beau et ancien masque
- haut. 38 cm
- 15 in
Provenance
Catalogue Note
Le masque asu nkukh, ou asu ngyel (« visage du danseur masqué ») constitue, à côté du puissant masque du ngil, un autre type masque Fang prisé par les collectionneurs depuis le début du XXe siècle. Selon Louis Perrois (2006 : 48-49), les plus anciens spécimens sont notamment ceux collectés par Günter Tessman vers 1907-1909 dans le nord-est du Rio Muni (conservés au musée Völkerkundesammlung de Lübeck), celui conservé au musée ethnographique d’Anvers et enfin celui provenant de la collection de Maurice de Vlaminck, puis de Derain (1905 ; aujourd’hui conservé au Centre Georges Pompidou, à Paris). Ces masques offrent une riche typologie et des styles variés, dont les significations et la dynamique stylistique demeurent peu connus. Plusieurs sont désignés sous le terme de ngontang (« la tête de la jeune-fille blanche »), uni ou multi faces, portés lors de danses où l’on recherchait les sorciers et traitait les maladies (idem). Il est vraisemblable que ce masque, très tôt collecté (1910) - bien avant que ce type ne se multiplie, dans les années 1930 – se rattachent à la catégorie des masques blancs ngontang. Un exemplaire très comparable figure dans d’un des albums de dessins du pasteur Fernand Grébert, daté des années 1913 à 1917, sur une planche consacrée aux masques Fang, malheureusement sans mention des fonctions et des provenances exactes (reproduite dans Perrois, 1985 : 151).
Stylistiquement, cet ancien masque Fang s’apparente - en particulier pour le dessin de la bouche et du menton carré - à deux masques d’origine Fang/Betsi, le premier étant le masque-heaume ngontang collecté à la fin du XIXe siècle, provenant de l’ancienne collection Paul Guillaume et aujourd’hui conservé au Detroit Institute of Art, et le second un masque bikeghe, collecté par le pasteur Grebert avant 1930 dans la région du Moyen Ogooué, conservé au musée d’ethnographie de Genève (reproduits dans Perrois, 2006 : n° 55 et 58). Ce rapprochement stylistique concorde parfaitement avec la ville de Ndjolé où séjourna M. de L. (cachet de la poste).