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Proust, Marcel

Les Plaisirs et Les Jours.
Préface d'Anatole France.
Paris, Calmann-Lévy, 1896.

A BOOK "ORNATED, AND SCENTED WITH THE FLOWERS, ROSES AND DEW, WHICH MADELEINE LEMAIRE SPREAD WITH HER DIVINE HAND" (ANATOLE FRANCE).
Estimate
15,00020,000
LOT SOLD. 21,600 EUR
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Proust, Marcel

Les Plaisirs et Les Jours.
Préface d'Anatole France.
Paris, Calmann-Lévy, 1896.

A BOOK "ORNATED, AND SCENTED WITH THE FLOWERS, ROSES AND DEW, WHICH MADELEINE LEMAIRE SPREAD WITH HER DIVINE HAND" (ANATOLE FRANCE).
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Details & Cataloguing

100 Books, Manuscripts, Documents and Objects from the Pierre Leroy Collection

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Paris

Proust, Marcel

Les Plaisirs et Les Jours.
Préface d'Anatole France.
Paris, Calmann-Lévy, 1896.

A BOOK "ORNATED, AND SCENTED WITH THE FLOWERS, ROSES AND DEW, WHICH MADELEINE LEMAIRE SPREAD WITH HER DIVINE HAND" (ANATOLE FRANCE).

In-4, 295 x 205 mm.
Avec 60 illustrations dans le texte, 14 planches hors texte de Madeleine Lemaire, ainsi que 13 pages de partitions musicales composées par Reynaldo Hahn pour Les Portraits de peintres.

Reliure signée de Victor Champs, décorée d’une composition originale peinte et signée de Madeleine Lemaire. Bradel demi-vélin portant sur le dos et le premier plat une composition florale à l’aquarelle, signée sur le plat ; bandes de papier marbré ; non rogné ; couvertures et dos de papier vert d’eau illustré en noir conservés.
Teinte de l’aquarelle légèrement passée sur le dos, minimes rousseurs.

Édition originale illustrée du premier livre publié par Proust.

Un des 20 exemplaires sur Japon Impérial (n°5), contenant une aquarelle originale signée de Madeleine Lemaire sur un feuillet blanc.
Tirage courant non mentionné.


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Catalogue Note

Ce recueil préfacé par Anatole France, illustré par Madeleine Lemaire et par des partitions musicales de Hahn, rassemble l’essentiel des publications de Proust parues depuis 1892 dans Le Banquet, La Revue blanche ou Le Gaulois.

Si le portrait que Proust fit de Madeleine Lemaire à travers le personnage de Mme Verdurin, le brouilla un temps avec sa protectrice, il rendit cependant un hommage direct à la « Patronne » et à son salon où il avait, entre autres, rencontré Reynaldo Hahn et Robert de Montesquiou, dans Le Figaro du 11 mai 1903, sous le pseudonyme de Dominique :
« Tout Paris voulut pénétrer dans l’atelier et ne réussit pas du premier coup à en forcer l’entrée. (...) Mme Lemaire en est arrivée à ce que tous les mardis de mai, la circulation des voitures est à peu près impossible dans les rues Monceau, Rembrandt, Courcelles, et qu’un certain nombre de ses invités restent inévitablement dans le jardin, sous les lilas fleurissants, dans l’impossibilité où ils sont de tenir tous dans l’atelier si vaste pourtant, où la soirée vient de commencer (...) au milieu du travail interrompu de l’aquarelliste, travail qui sera repris demain matin de bonne heure et dont la mise en scène délicieuse et simple, reste là, visible, les grandes roses vivantes “posant” encore dans les vases pleins d’eau, en face des roses peintes, et vivantes aussi, leurs copies, et déjà leurs rivales. (...) ».

Dumas fils, qui fut l'amant de Madeleine Lemaire, aurait dit qu’elle avait créé le plus de roses après Dieu.

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