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[Baudelaire, Charles]

[Lettre dictée par Baudelaire adressée à sa mère, Madame Aupick].
Bruxelles,  Lundi 26 mars 1866 .

TRAGIC SECOND TO LAST LETTER FROM BAUDELAIRE TO HIS MOTHER BEFORE HIS DEATH, AS HIS HEALTH WAS RAPIDLY DECLINING AND THE POET WAS APPROACHING THE STATE OF PARALYSIS WHICH LED TO HIS ULTIMATE MUTISM.
Estimate
12,00015,000
LOT SOLD. 14,400 EUR
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[Baudelaire, Charles]

[Lettre dictée par Baudelaire adressée à sa mère, Madame Aupick].
Bruxelles,  Lundi 26 mars 1866 .

TRAGIC SECOND TO LAST LETTER FROM BAUDELAIRE TO HIS MOTHER BEFORE HIS DEATH, AS HIS HEALTH WAS RAPIDLY DECLINING AND THE POET WAS APPROACHING THE STATE OF PARALYSIS WHICH LED TO HIS ULTIMATE MUTISM.
Estimate
12,00015,000
LOT SOLD. 14,400 EUR
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Details & Cataloguing

100 Books, Manuscripts, Documents and Objects from the Pierre Leroy Collection

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Paris

[Baudelaire, Charles]

[Lettre dictée par Baudelaire adressée à sa mère, Madame Aupick].
Bruxelles,  Lundi 26 mars 1866 .

TRAGIC SECOND TO LAST LETTER FROM BAUDELAIRE TO HIS MOTHER BEFORE HIS DEATH, AS HIS HEALTH WAS RAPIDLY DECLINING AND THE POET WAS APPROACHING THE STATE OF PARALYSIS WHICH LED TO HIS ULTIMATE MUTISM.

2 pages in-8, à l’encre noire sur double feuillet de papier pelure, portant le cachet sec ovale de l’Hôtel du Grand Miroir à Bruxelles.
L’écriture de la lettre n’est pas de la main du poète et n’a pas été identifiée. Elle est différente de celle de deux autres lettres contemporaines adressées par Baudelaire. La personne qui a écrit sous sa dictée est assez ignorante de l’orthographe. Quelques fautes ont été corrigées par Baudelaire au crayon (6), et celui-ci a tracé en haut de la seconde page le « R » de répondu.
À la fin de la lettre, des comptes ont été ajoutés, peut-être de la main de la mère du poète.
Très bon état de conservation (marques de pliures, minimes taches).

« Ma Chère mère,
Puisque tu exige que je te réponde de suite, il faut que tu sache que’ j’écrire mon nom de travers est un grand travail de cerveau pour moi. Je crois que Monsieur A.[Ancelle] n’enverras pas les mille francs à Madame L. [Lepage, maîtresse de l’hôtel du Grand Miroir]
Je ne veux pas qu’il vienne me chercher.
L’avant veille de ma crise un ami de Paris m’offrait de l’argent de la part de mes amis si je me sentais malade et je désirais retourner brusquement en France. J’ai répondu que non, croyant y aller bientôt moi-même. Tous mes amis et les médecins sont d’avis que je lâche pendant six ( ???)  tout affaire littéraire et que je vive de la vie des champs.
(M. Léon Marcq [médecin ayant visité Baudelaire à l’hôtel], 10 place de l’industrie).
Comment vas-tu ?
Je t’embrasse.
Charles ».


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Provenance

Armand Godoy (1988, n° 220).

Literature

Publiée la première fois dans la Revue de Paris, le 1er décembre 1917.
Retranscrite dans la Correspondance de C.B., Tome II, Pléiade, Gallimard, p. 629.

Catalogue Note

Baudelaire est alité à l’hôtel du Grand-Miroir de Bruxelles depuis le 4 février après une chute sur les dalles de l’église Saint-Loup à Namur, lorsqu’il se trouvait en compagnie de ses amis Rops et Malassis. Son état ne cesse de se dégrader à partir des 22 et 23 mars, jusqu’à la paralysie générale.
Ses dernières lettres ne sont pas de sa main, il les a dictées jusqu'à celle du 30 mars, jour où se déclare l’hémiplégie du côté droit et la perte de la parole.
Assisté quelque temps par son éditeur Poulet-Malassis, Baudelaire sera rapatrié par sa mère le 1er juillet 1866 et placé dans la maison de santé du docteur Duval, à Paris. Jusqu’à sa mort le 31 août 1867, Baudelaire fut veillé avec un dévouement absolu par sa mère et entouré par ses meilleurs amis, Nadar, Banville, Leconte de Lisle, ou encore Charles Asselineau (vraisemblablement évoqué dans cette lettre comme l’ami de Paris qui lui avait proposé de l’argent).

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