Lot 82
  • 82

Gabriel-Jacques de Saint-Aubin Paris 1724 - 1780

Estimate
6,000 - 8,000 EUR
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Description

  • Gabriel-Jacques de Saint-Aubin
  • Vue des galeries donnant sur la rotonde centrale du colisée
  • Signé en bas à droite à l'encre G.de.S.A
  • Plume, lavis d'encre de chine et d'encre brune, rehauts de gouache blanche sur tracé sur crayon noir

Catalogue Note

Elève de Jeaurat puis de Boucher, Gabriel de Saint-Aubin obtient le second prix de Peinture en 1750. Vite brouillé avec l'académie officielle, il ne devient pas moins connu de tout Paris, réputé pour ses dessins nerveux et picturaux où toutes les techniques sont mêlées et qui firent de lui le chroniqueur le plus spirituel et le plus renommé de cette époque. Conduit par une curiosité insatiable, Saint-Aubin est partout, notant sur le vif l'évènement de la journée ou croquant simplement quelques monuments ou passants dans ses carnets de dessin. Ainsi, il se fait une grand réputation pour ses brillantes représentations de scènes de la vie parisienne et laisse un précieux témoignage des différents monuments et vues de Paris, comme ici le Colisée.

Le Colisée, établissement construit pour y donner des fêtes et des spectacles (concerts, bals, joutes nautiques, feux d'artifice, etc...) occupait l'espace compris aujourd'hui entre la rue du Colisée, le Faubourg Saint Honoré, l'avenue Matignon et celle des Champs Elysées. Il était l'oeuvre de Le Camus, l'achitecte de la Halle au Blé. Commencé en 1769, inauguré en 1771, il n'eut guère qu'une dizaine d'années d'existence.

Gabriel de Saint-Aubin fut un assidu de ce Colisée et il a maintes fois dessiné les fêtes s'y déroulant. Notre dessin représente une vue des galeries donnant sur la rotonde centrale du Colisée, animée de personnages. On peut le rapprocher d'une Vue d'un des vestibules du Colisée conservée au British Museum et d'une vue de la Fête chinoise de Juillet 1772 au Colisée (Musée du Louvre).

Comme en témoigne notre dessin, Gabriel de Saint-Aubin, véritable "reporter", reste l'un de nos grands dessinateurs du XVIIIe siècle dont l'humour et la fantaisie d'inspiration jouent avec un graphisme particulièrement rapide et nerveux.