Lot 79
  • 79

Henri-Pierre Danloux Paris 1753 - 1809

Estimate
50,000 - 70,000 EUR
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Description

  • Henri-Pierre Danloux
  • Portrait de Madame Lambert
  • Huile sur toile

Provenance

Wildenstein & Co, vers 1948 ;
Collection Lamuraglia, vente Sotheby's, New York, 14 janvier 1988, lot 214, reproduit ;
Vente Sotheby's, New York, 16 mai 1996, lot 116, reproduit ;
Vente Sotheby's, New York, 25 janvier 2001, lot 155, reproduit.

Exhibited

Exposition de Bagatelle, 1909, no.44.

Literature

G.Mouray, Les Arts, juillet 1909, p.30, reproduit ;
R.Portalis, Henri-Pierre Danloux, Peintre de portraits et son journal pendant l'émigration, 1910, pp.246-247, reproduit face à la page 292.

Catalogue Note

Dans son Journal (voir Portalis, op.cité), Danloux décrit avec précision sa rencontre avec Madame Lambert  le 15 juin 1795 à Londres et la commande de son portrait.  : "J'eus la visite de M.Dellon qui me dit avoir dîné la veille chez la Margrave d'Anspach avec Mme Lambert, belle-fille du Chevalier Lambert, banquier à Paris. Un rendez-vous fut pris chez moi parce qu'elle désirait voir mes ouvrages. Elle arrivait un instant après, reconnut tous les portraits des personnes de sa connaissance, demanda mes prix et dit qu'elle me présenterait son mari (....) Je convins avec Mme Lambert de lui faire un buste et un peu plus pour 15 guinées. En retour, elle me promit de m'être utile."
Danloux commence alors aussitôt son portrait :
"Je la posai comme une femme qui sort de derrière un buisson et surprend quelqu'un. Elle paraît bonne femme, a été élevée en France, et me laisse entrevoir qu'elle va à la Cour. Son mari vint ; il a aussi l'air d'un brave homme...".
Portalis donne une charmante description du portrait peint par Danloux  qui ne sera pourtant terminé qu'un an plus tard :
Fort gracieuse sous l'étrange turban blanc si typique, la blonde anglaise, de ses longs gants de peau de Suède, écarte les branches d'un mimosa et semblerait écouter plutôt que surprendre... Le soin avec lequel l'artiste a peint les roses trémières du premier plan rappelle son goût de précision dans l'accessoire sans enlever rien à la grâce fluide du pinceau.
Le portrait dénote l'influence des artistes britanniques contemporains du peintre, en particulier Raeburn ou Hoppner que Danloux a manifestement beaucoup regardé à cette époque.