Lot 122
  • 122

Jean-Auguste-Dominique Ingres Montauban 1780 - Paris 1867

Estimate
40,000 - 60,000 EUR
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Description

  • Jean-Auguste-Dominique Ingres
  • Paolo et Francesca
  • Signé en bas à gauche sur le passe partout Ingres inv et fec

    Exécuté vers 1819 - 1820

  • Mine de plomb

  • 17,3 x 13,2 cm; 6 3/4 by 5 1/3 in.

Provenance

Offert par l' artiste à son ami Jean- Pierre -François Gilibert, Montauban.
Pauline Montet-Noganets Montauban ( fille de Gilibert);
Suzanne et Antoinette Montet-Noganets et Madame Fournier, Montauban ( filles de Pauline Montet-Noganets);
Mademoiselle Fournier, Montauban ( nièce de Madame Fournier);
Resté depuis chez les descendants.

Exhibited

Montauban, Hôtel de ville, Exposition des Beaux Arts, 1862, no. 562
Montauban, Exposition des Beaux Arts, 1877, no. 375

 

Literature

Henri Delaborde, Ingres, sa vie, son oeuvre, ses travaux, sa doctrine, Paris, 1870, p. 270, fig. 204;
Marie- Jeanne Ternois, " les oeuvres d' Ingres dans la collection Gilibert", Revue des Arts, 1959, no.3 PP.125-126 reproduit;
Ingres, Petit Palais, Paris, 1968, cité p. 156 sous le numéro 110;
Ingres in Italia, catalogue de l' exposition, Villa Medici, Accademia di Francia, Rome, 1968, cité p.122 sous le numéro 86;
In Pursuit of Perfection, the Art of J.-A-D. Ingres, catalogue de l' exposition, J.B Speed Art Museum, Louisville, Kentucky, and the Kimbell Art Museum, Fort  Worth, Texas, 1983 - 1984 p.243, reproduit D204, cité p. 73, fig.8;
Georges Vigne, Dessins d' Ingres, Paris, 1995, cité p. 176.

Catalogue Note


C' est la littérature qui est la source d' inspiration d'Ingres pour ce beau dessin de goût Troubadour. L'histoire de Paolo et Francesca, tirée du Chant V du célèbre poème épique de Dante, l' Enfer, raconte l' aventure de Paolo Malatesta, amoureux de Francesca, l'épouse de son frère Gianciotto. Les amoureux sont évidemment destinés à être tués par le mari boiteux et difforme, jaloux jusqu'au meurtre!

Ingres a exécuté plusieurs versions peintes et dessinées sur le sujet et s'est amusé à en varier subtilement la mise en scène: le mari trompé surgit toujours sur la droite (sauf dans quelques répliques inversées); mais dans le tableau conservé au musée Bonnat, Bayonne et dans celui daté de 1819, du musée des Beaux Arts d' Angers, il est caché derrière une tenture et observe Paolo et Francesca assis sur une petite banquette, tandis que dans la version du musée Condé, Chantilly et celle, plus tardive du Barber Institute of Fine Arts, Birmingham, Gianciotto est caché par un simple mur, le long duquel se trouve le banc où sont assis Paolo et Francesca.

Notre desin est très proche des versions du musée d' Angers et du musée Bonnat. C' est une oeuvre terminée et très détaillée qu' Ingres a éxécutée avec soin pour l' offrir à Gilibert, son ami de toujours, après que celui-ci lui eut manifesté son admiration pour le tableau d' Angers.

Selon Marie-Jeanne Ternois, ce dessin faisait partie d' un groupe d' oeuvres qu' Ingres envoya en 1821 à Gilibert, depuis Florence.
Jean - Pierre - François Gilibert ( 1783 - 1850) était un ami d' enfance d' Ingres. Ils restèrent en relation toute leur vie et entretinrent une correspondance, que la fille de Gilibert, Pauline continua après le décès de son père en 1850. Le portrait à l' huile de Gilibert par Ingres peint en 1804 - 1805 est conservé au musée Ingres, Montauban, tout comme son portrait dessiné en 1829 (Naef 319) et celui de Pauline Gilibert dessiné en 1842 ( Naef 386).