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les confessions Paris, Jean Desaint, 1737
Description
- Augustin, saint
- les confessions Paris, Jean Desaint, 1737
illustration : 14 vignettes gravées sur cuivre, dont une au portrait de Louis XIV en tête de la dédicace au roi.
reliure de l'époque. Maroquin vert olive, plats ornés d'une plaque d'encadrement rocaille attribuée à Pierre-Paul Dubuisson (Rahir 184-a), armoiries au centre, dos orné aux petits fers, pièce de titre de maroquin rouge, dentelle intérieure et roulette sur les coupes, tranches dorées sur marbrure.
Provenance
Literature
pl. XII--Gruel, Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures, Paris, 1887, II,
p. 69, ill.--Cohen, col. 106.
Catalogue Note
Deuxième édition en français, annotée par Du Bois d'après la traduction latine des pères de la Congrégation de Saint-Maur, illustrée des mêmes très fines vignettes que la première, parue en 1716.
L'exemplaire est décoré d'une jolie plaque de style rocaille attribuée à Pierre-Paul Dubuisson (Rahir, 184-a). D'après les recherches effectuées par Paul Culot, cette plaque se rencontre sur nombre d'éditions parisiennes imprimées entre 1716 et 1788, principalement sur des offices de la Semaine Sainte entre 1728 et 1758 et des almanachs royaux à partir de 1741. On y trouve les étiquettes des libraires Gobert et Larcher, plus rarement celle de Dubuisson. On remarquera le dos, d'un décor très particulier, inhabituel pour ce genre de reliures souvent ornées de plaques d'entrenerfs fleurdelisées : celui-ci est décoré de petits fers gravés au XVIIe siècle, fers courbes filigranés, quatrefeuilles, pistils, roulette dentée sur les coupes. On sait que Dubuisson confiait parfois des reliures à Antoine-Michel Padeloup, lequel comptait parmi ses fers à dorer un ensemble de petits fers identifiés sur des reliures de l'atelier Rocolet du milieu du XVIIe siècle. Ces petits fers courbes, pistils, fleurettes, pleins et filigranés, que l'on retrouve sur quelques reliures d'Antoine-Michel, proviennent vraisemblablement des outils de son ancêtre Antoine, premier relieur de la lignée Padeloup, et maître présumé des travaux de reliure de l'imprimeur Rocolet entre 1633 et 1662, date de la mort de Rocolet. Si l'on sait en théorie que quelques rares relieurs se confiaient mutuellement des travaux, les exemples pratiques de ces attributions doubles sont extrêmement difficiles à localiser. Il est impossible de départager ici les tâches techniques de reliure, estampage et dorure, et d'attribuer à l'un ou à l'autre le travail de finition de l'exemplaire ; on peut néanmoins avec quasi-certitude l'identifier comme l'un des rarissimes exemples de collaboration entre grands maîtres de la reliure parisienne, ici Padeloup et Dubuisson.