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Secrétaire à cylindre en marqueterie de croisillons et pointes de diamant d'époque Louis XVI, vers 1775, estampillé F.G TEUNE (sur le rebord d'un tiroir)
Description
estampillé F.G TEUNE (sur le rebord d'un tiroir)
- Haut. 119 cm, larg. 166 cm, prof. 94 cm
- Height 47 in, width 65 1/3 in, depth 37 in
Provenance
- Ancienne collection Delessert
- Vente de la collection Delessert, hôtel Drouot, le 11 mai 1911, lot 81
- Baronne de Dietrich, fille du baron Rodolphe Hottinguer qui le donne à messieurs Hottinguer & cie en décembre 1953
- Banque Hottinguer, 48 rue de Provence, Paris
Exhibited
Literature
Catalogue Note
François-Gaspard Teuné, ébéniste reçu maître en 1766
La famille Delessert
Originaire du canton de Vaud en Suisse, la famille Delessert s'installa à Paris aux environs de 1774. Benjamin Delessert (1773-1847) devint régent de la banque de France en 1802 jusqu'à son décès. Son frère, François-Marie (1780-1868), président de la chambre de Commerce de Paris et vice-président de la chambre des Députés eut quatre enfants dont Caroline qui épousa en 1832 Jean-Henri Hottinguer. Au décès du régent de la banque dont son frère fut légataire, le mobilier de Paris était estimé à la somme considérable de 316 250 francs et la totalité de sa fortune était valorisée à plus de 11 millions de francs.
François-Gaspard Teuné
Installé dans le faubourg Saint-Antoine, rue Traversière puis rue de Charonne, Teuné semble s'être spécialisé dans la fabrication de bureaux à cylindre. D'abord inspiré par les modèles de ses contemporains, Oeben et Boudin, privilégiant les courbes du style rocaille, il s'est peu à peu orienté vers la mode néoclassique. Comme Garnier, il a produit un type de bureaux à caissons aux lignes droites avec des montants cannelés ornés de triglyphes (voir le bureau à cylindre de Pierre Garnier, vente Christie's à Monaco le 20 juin 1994, lot 213) et un décor de marqueterie composé de trophées et vases antiques.
Teuné a livré pour la bibliothèque et le cabinet intérieur du comte d'Artois à Versailles deux secrétaires à cylindre, dont un est aujourd'hui conservé à Windsor castle, présentant une architecture et un décor presque identiques dans la partie supérieure. La structure de la partie basse est différente, celle du bureau du comte d'Artois se terminant sous les deux tiroirs inférieurs par des pieds en gaines, tandis que le notre possède une superposition de tiroirs jusqu'au sol et repose sur une plinthe. Notre bureau, plaqué toutes faces est destiné à être placé au centre d'une pièce, la partie arrière ouvrant dans le bas à trois vantaux.