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Les Fleurs du Mal Paris, Poulet-Malassis et de Broise (1861)
Description
- Baudelaire, Charles
- Les Fleurs du MalParis, Poulet-Malassis et de Broise (1861)
SECONDE ÉDITION ORIGINALE.
Exemplaire de Louis Barthou, contenant :
- Une L.A.S. de Baudelaire à Alphonse de Calonne (1818-1902). Alençon, 1er janvier 1859. 2 pages in-4° signées C.B.
- Note autographe de Baudelaire destinée à Sainte-Beuve (1804-1849). [Paris ou Bruxelles (?), (1861-1864 ?) -
(2 janvier 1866 ?)]. Une page in-8° signée C.B.
- Une L.A.S. de Baudelaire à Arsène Houssaye (1815-1896). [Paris, 24 juillet 1854 (?)]. Une page in-8°, signée Ch. Baudelaire.
- portrait par Bracquemond en trois états, dont l’un avant la lettre.
- portrait par Deroy, épreuve en couleurs sur chine.
Petite et habile restauration à la page de titre ainsi qu’au coin supérieur droit du second plat de couverture.
Provenance
Barthou (Cat. II, 1935, n° 129) ; Ortiz-Patiño (Cat. I, 1998, n° 26) ; Librairie J.-Cl. Vrain.
Literature
Oberlé, Auguste Poulet-Malassis, 216 (seconde édition en partie originale) ; Cl. Pichois - J.-P. Avice, Dictionnaire Baudelaire, p. 191 (seconde édition originale).
Catalogue Note
Après le procès de 1857 et la suppression des 6 poèmes, Baudelaire doit recomposer son livre. Il signe un contrat le 1er janvier 1860 avec Malassis, pour un nouveau recueil formé des 100 pièces de l’édition de 1857, plus 31 des 33 pièces publiées depuis la mise en vente de cette dernière, moins Hymne et Rançon. La Fin de la journée était encore inédite.
L’autre grande nouveauté est l’introduction de la section “Tableaux parisiens”.
Un portrait de l’auteur par Bracquemond en frontispice, qui devait initialement être un frontispice allégorique représentant un squelette arborescent et enraciné, entouré des fleurs du mal. L’idée sera abandonnée à la demande du poète.
Baudelaire lui annonce l’envoi de ses poèmes Squelette et Danse macabre, lui demandant de les faire paraître dans La Revue contemporaine du 15 mars. Il évoque des problèmes d’argent, son ami Poulet-Malassis, et l’informe que l’éditeur lui envoie un exemplaire d’Émaux et Camées. Il s’agit de la seconde édition.
Squelette et Danse macabre seront publiés pour la première fois dans l’édition de 1861.
Il termine sa lettre en prévenant son destinataire qu’il va lui faire parvenir un très gros paquet de vers. (Baudelaire, Correspondance, La Pléiade, I, 535-536).
Baudelaire interroge son ami : “De qui est ce sonnet extrait d’un Parnasse satyrique réimprimé en Belgique ? Saint-Victor a parié pour Théophile de Viau, Malassis pour Racan, et moi pour Maynard. Nous avons peut-être tort tous les trois.”
La note est suivie du sonnet (poème érotique), qui est de Viau. Il figure dans Le Parnasse satyrique du sieur Théophile avec le recueil des plus excellents vers satyriques de ce temps (Gand et Paris, 1861).
Suit un court texte autographe, attribué à J. Troubat (1836-1914), le secrétaire de Sainte-Beuve, nous renseignant sur les raisons de cette note “Sonnet dont me chargea Baudelaire pour Sainte-Beuve, à quoi Sainte-Beuve me répondit : “On attribue à Viau les saletés comme on attribue celles de notre temps à l’auteur des Fleurs du mal. Baudelaire m’écrivit le sonnet dans un café de la rue Royale en sortant du concert Besselièvre, après que je fus… ! ”
Claude Pichois et J. Crepet ne font pas allusion à cette tentative d’explication, et concluent que la note a été jointe à la L.A.S. de Baudelaire qu’il adresse à Sainte-Beuve le 2 janvier 1866 de Bruxelles. (Baudelaire, Correspondance, Pléiade, II, 563 avec transcription du sonnet).
Baudelaire sollicite la générosité d’Arsène Houssaye ; il lui demande de lui prêter une somme d’argent, en attendant d’être payé pour l’importante publication (Dédicace et le début des Souvenirs de M.A. Bedloc), qui paraîtra le 25 juillet dans Le Pays. (Baudelaire, Correspondance, Pléiade, I, 284).