Lot 66
  • 66

Jardin de Monceau, près de Paris, appartenant à son altesse sérénissime monseigneur le Duc de Chartres Paris, Delfosse, Née et Masquelier (1779)

Estimate
6,000 - 8,000 EUR
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Description

  • Louis Carrogis dit Carmontelle
  • Jardin de Monceau, près de Paris, appartenant à son altesse sérénissime monseigneur le Duc de ChartresParis, Delfosse, Née et Masquelier (1779)
in-folio (577 x 408 mm), demi-veau havane, dos lisse, non rogné (reliure du XIXe siècle).



ÉDITION ORIGINALE et PREMIER TIRAGE.
Exemplaire de qualité, à grandes marges.

Provenance

James Hazen Hyde ; Jean Furstenberg.

Literature

Ganay, Bibliographie de l’art des jardins, n° 103 ; Chatel de Brancion, Carmontelle ou jardin des illusions, ch. VIII, pp. 119-135.

Catalogue Note

Carmontelle, véritable précurseur, publia cet album en réponse aux violentes critiques qui s’étaient abattues sur lui et son jardin. Pour réussir cette entreprise, il eut recours à la souscription, le prix d’un tel ouvrage étant déjà élevé.
Louis Carrogis, dit Carmontelle, est le parangon de la culture raffinée du milieu du XVIIIe siècle où le goût pour le divertissement tend à la perfection.
D’extraction modeste et autodidacte doué, il fut tour à tour auteur dramatique, metteur en scène, dessinateur de costumes, ordonnateur de fêtes, peintre, graveur et créateur de jardins.
Connu sous le nom de Folie de Chartres, ce jardin, conçu à la demande du duc de Chartres, marque une phase spécifique du style irrégulier en France.
S’opposant aux modèles naturels anglais contemporains, rompant avec certains imitateurs français comme Jean-Marie Morel, s’inspirant des jardins de promenade japonais, Carmontelle revendiqua un art des jardins qui relevait de l’illusion et de la fantaisie, où se succédaient tout au long de la promenade des scènes, comme autant d’invitations à voyager dans tous les temps et dans tous les lieux. Son but était autant ludique qu’instructif.
En 1781, l’écossais Thomas Blockie lui succéda. Agrandi, le jardin fut profondément remanié.
Un plan général et 17 planches gravées imageant les 17 points de vue où le promeneur pouvait s’arrêter, illustrent l’ouvrage. Interprétées d’après les dessins de l’auteur, elles ont été gravées par Bertrand, Cauché, J. Le Roy, T. Deni, O. Michel, L’Epine, Michault, Croutelle, Colibon…