Lot 65
  • 65

Les jardins anglo-chinois Paris, Le Rouge (1775 - 1787)

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description

  • Georges Louis le Rouge
  • Les jardins anglo-chinoisParis, Le Rouge (1775 - 1787)
19 cahiers en trois volumes in-folio oblong (285 x 423 mm), demi-veau moucheté à coins, dos lisses ornés, tranches rouges (reliure de la fin du XVIIIe siècle).



ÉDITION ORIGINALE.
L’œuvre gravé le plus important concernant l’histoire des jardins européens du XVIIIe siècle s’inscrivant dans l’engouement ou “jardinomanie” que connut le Vieux Continent, alors influencé par le modèle anglo-chinois.
Les exemplaires complets, se présentant à plat, sont des merles blancs. La Bibliothèque nationale n’en possède pas.



Quelques petits défauts aux planches et reliures légèrement épidermées.

Provenance

Henri Gonse (étiquette manuscrite contrecollée sur un feuillet de garde du T. II) ; Collection privée; Vente Tajan (Cat., 1998, n° 39).

Literature

V. Royet, Le Rouge, Les Jardins anglo-chinois, I-483 ; E. Cereghini, Les Jardins anglo-chinois à la mode, un recueil à l’image des nouveaux jardins du XVIIIe siècle, Inventaire du fonds français, Graveurs du XVIIIe siècle, T. XV,
pp. 56-72 (“Cet assemblage de lieux disparates fait du recueil de Le Rouge un ouvrage unique et exceptionnel qui reflète d’une part la dimension sociale et culturelle de ce phénomène appelé “jardinomania” et d’autre part la dimension hétérotopique, pacifiste et universelle, propre au jardin de toute époque”) ; Berlin Katalog, 3312
(19 cahiers) ; Ganay, 99 (“lls sont extrêmement rares à rencontrer complets, même dans les bibliothèques publiques ; nous n’en connaissons qu’un exemplaire complet, celui de la Bibliothèque de la ville de Paris”).

Catalogue Note

Georges Louis Le Rouge (circa 1707-1790) est né d’un père français à Hanovre. À la fois géomètre et cartographe, doté de sérieuses connaissances en matière d’architecture civile et militaire, il fut un éditeur très actif. Il publia des atlas, des récits de voyages, des ouvrages de topographie, ainsi que cette vaste “encyclopédie” sur le jardin.
Composé de 21 cahiers, au nombre variable de planches, publiés entre juillet 1775 et décembre 1788, l’ensemble est formé de 483 vues, dont une non annoncée (“Parc de Meudon”) et de 11 pages de texte, tableaux ou tables, l’ensemble gravé ; 38 pages de texte imprimé accompagnent le cahier V (Traité des édifices, meubles… par Chambers, 30 pp.), et le cahier XII (8 pp. d’explication).
Interprétées en taille-douce, les planches figurent aussi bien des plans généraux et des détails de parterres, de plantations d’arbres, de labyrinthes que des vues de pavillons, de temples, kiosques et autres ornements de style différent.
Les plus célèbres jardins sont représentés ; Stowe, Kew, Blair Atholl ou Buckingham… pour l’Angleterre ; Roissy, Monceau, Desert de Retz, Trianon, Raincy… pour la France ; Schwetzingen, Würzburg, Steinfurt… pour l’Allemagne.
Les 99 planches des cahiers XIV à XVII sont principalement consacrées aux maisons de plaisance de l’empereur de Chine et au fameux jardin disparu de Pékin, le Yuanming Yuan.… Le Rouge est le premier à offrir une image complète des jardins chinois.
Exemplaire à plat, présentation la plus convoitée.
Formé des 19 premiers cahiers, il contient 447 vues, dont celle du Parc de Meudon, les 11 pages de texte, tableaux ou tables gravés et le texte de Chambers soit 30 pages imprimées. Les planches manquantes sont les suivantes : Cah. I : pl. 27-28 (“Bellevue” et “Sanssovey au Roi de Prusse”) ; Cah. III : pl. 1, 27 et 28 ; Cah. VIII : pl. 28 (“Pavillon de la Ménagerie de Kew”).